🔒
❌
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 23 février 2020MacG.co

Les errements logiciels d'Apple (3/4) : Taligent, le système d'exploitation rêvé

Seul les abonnés du Club iGen peuvent lire l‘article dans son intégralité. -> Déjà membre ? Je me connecte
À partir d’avant-hierMacG.co

De nouvelles générations d'AirPods, d'Apple TV, d'iPod touch et de bracelets Apple Watch chez Target

De multiples et curieuses références de nouveaux produits Apple sont apparues dans l'inventaire du réseau de magasins Target : « Apple AirPods (X Generation) », accompagné du prix de 399 $, mais aussi « Apple TV Gen X » (avec le prix 179 $), « iPod touch X Génération » (399 $) et des bracelets « Apple Watch Series X » (49 $).

Multiple Target employees have started reaching out to me about this 🤔

Showing up in their systems and on UPC scanners is this mysterious “Apple AirPods (X Generation)” listing, priced at $399. 👀

Potentially Apple’s over-ear “StudioPods” headphones. Launch soon (March)? pic.twitter.com/NVcqH8As47

— Jon Prosser (@jon_prosser) February 22, 2020

Ces références sont manifestement trop nombreuses pour être considérées comme du fake, mais on gardera à l'esprit qu'il s'agit de désignations provisoires dont les noms et les prix sont susceptibles de changer. Pour ce qui concerne les « AirPods X » à 399 $, il y a plusieurs possibilités : soit c'est le fameux casque à annulation active de bruit annoncé par Ming-Chi Kuo en février 2018 (et qui devait sortir à la fin de cette année), soit c'est la version H1 du gros Beats Studio. À un tel prix, il ne devrait pas s'agir des fameux « AirPods Pro Lite » ou des Powerbeats 4, mais encore une fois, le tarif affiché dans la base de données de Target peut évoluer dans un sens ou dans un autre.

Image : 9to5Mac.

En ce qui concerne l'Apple TV, on parierait sur ce nouveau boîtier qui a récemment passé une tête dans tvOS 13.4. Les bracelets Apple Watch du listing pourraient simplement être les nouveaux modèles printaniers. Enfin, la présence d'un nouvel iPod touch est plus étonnante, Apple ayant rafraichi le baladeur en juin dernier. La rumeur annonce un keynote fin mars, avec en vedette l'iPhone 9 mais aussi, qui sait, les balises AirTags.

Après configuration d'un routeur HomeKit, il faudra réinstaller tous les appareils connectés dans l'app Maison

Le support HomeKit des routeurs permet de renforcer les appareils domotiques en « contrôlant les services et les appareils avec lesquels ils communiquent sur le réseau Wi-Fi de votre domicile et sur Internet », explique Apple. Un nouveau panneau Réseau et routeurs Wi-Fi est disponible dans l'application Maison (onglet Domicile, puis touchez l'icône en forme de maison, puis Réglages).

La connexion des appareils domotiques reliés au réseau Wi-Fi via le routeur HomeKit présente trois niveaux de sécurité :

  • Limiter à Maison : le réglage le plus sécurisé. Les interactions de l'accessoire sont limitées à HomeKit via les appareils Apple. Avec cette option activée, l'accessoire ne se connecte ni à internet, ni à aucun appareil local ; les services tiers (mises à jour du firmware, par exemple) peuvent être bloqués.
  • Automatique : la sécurité par défaut. L'accessoire communique avec HomeKit et les connexions recommandées par le fabricant.
  • Aucune restriction : le moins sécurisé. Ce réglage « contourne le routeur sécurisé », ce qui permet à l'appareil d'interagir sans contraintes avec l'ensemble des appareils du réseau et des services internet.

Mais avant de pouvoir gérer son réseau de produits connectés dans l'app Maison, il faut au préalable connecter tout le petit bazar, à savoir le routeur compatible, un iPhone, iPad ou iPod touch avec la version la plus récente d'iOS, ainsi qu'un concentrateur (Apple TV, HomePod, iPad). Jusque là, tout va bien. Il faut ensuite télécharger l'app iOS du routeur et ajouter le routeur à l'application Maison par ce biais. La configuration se déroule ensuite dans l'app Maison.

Ensuite, c'est là que le bât blesse : Apple prévient qu'après la configuration du routeur HomeKit, il est nécessaire de supprimer de l'app Maison les accessoires associés connectés en Wi-Fi (les accessoires Bluetooth ne sont pas concernés), de les réinitialiser puis de les ajouter à nouveau à l'application Maison pour bénéficier des fonctions sécurisées du routeur HomeKit !

Dit autrement, il va falloir se recogner toute l'installation des différentes ampoules, thermostats, stores et autres appareils connectés en Wi-Fi après installation du routeur sécurisé. Ça peut éventuellement se comprendre du point de vue de la configuration, mais pour ceux qui ont mis en place chez eux un gros système domotique, mieux vaudra avoir quelques heures devant soi… À moins qu'Apple propose bientôt un outil de sauvegarde et de restauration des configurations HomeKit, mais on n'a pas entendu parler de ça.

Quand Larry Tesler racontait l'aventure du Lisa

Seul les abonnés du Club iGen peuvent lire l‘article dans son intégralité. -> Déjà membre ? Je me connecte

Le son de démarrage des Mac de retour 🎉

Pour ses nouveaux MacBook Pro fin 2016, Apple ne s'est pas contentée de faire table rase du logo lumineux sur le capot, du MagSafe et de tous les ports au profit exclusif de l'USB-C (et du jack). Au grand désespoir de son créateur et de nombreux utilisateurs de Mac, le son de démarrage si typique a lui aussi disparu ! Mais fort heureusement, il existe une petite manip' toute simple pour retrouver ce fameux "gong", ici sur un MacBook Pro 13 pouces à deux ports T3 :

Le mode d'emploi tel que décrit par @chaysegr consiste à entrer une ligne dans une fenêtre du Terminal :

sudo nvram StartupMute=%00

Le Terminal vous demandera de saisir le mot de passe de votre compte utilisateur, puis il suffira d'éteindre le Mac… et de le redémarrer pour entendre de nouveau ce son si typique. Les poils !

Pour revenir au comportement « standard » voulu par Apple, retour dans le Terminal avec cette ligne :

sudo nvram StartupMute=%01

Cela fonctionne parfaitement, d'après nos essais. Au passage, l'écran de connexion de macOS est plein de petites astuces intéressantes et/ou amusantes à connaitre, on s'en était fait l'écho ici : Des astuces pour personnaliser l'écran de connexion de macOS.

iOS 13.4 : Siri sait revenir à l'écran d'accueil et écouter même l'écran couvert

iOS 13.4 ne manque déjà pas de nouveautés1, en voici deux autres liées directement à Siri. La première permet tout simplement de revenir à l'écran d'accueil de l'iPhone. Il suffit de demander à l'assistant « je veux revenir à l'écran d'accueil » ou plus simplement « écran d'accueil », et voilà.

Cette fonctionnalité est, on en conviendra, assez anecdotique (revenir à l'écran d'accueil est sans doute la chose la plus intuitive à faire avec un iPhone), mais elle s'ajoute aux capacités d'interaction de Siri avec iOS. Rappelons que l'assistant est capable, de longue date, d'activer et de désactiver le mode d'économie d'énergie, le mode avion, le mode Ne pas déranger, le Wi-Fi, le Bluetooth et la connexion cellulaire, d'augmenter ou de baisser le volume…

iOS 13.4 comprend également un nouveau réglage d'accessibilité pour Siri : Toujours à l'écoute de « Dis Siri ». Le principe est simple, une fois activée, l'option permet à l'assistant d'être à l'écoute de sa phrase fétiche, y compris quand le smartphone est posé écran face contre une table ou recouvert.


  1. En vrac : les dossiers partagés d'iCloud, la nouvelle barre d'outils de Mail, les nouveaux tickets Memojis, de nouveaux raccourcis clavier pour l'iPad et une meilleure prise en charge des claviers externes, une nouvelle API CarKey pour (dé)verrouiller et démarrer une voiture… Voir les nouveautés d'iOS 13.4 à cette adresse.  ↩

Bientôt le retour des sorties scolaires en Apple Store ?

Seul les abonnés du Club iGen peuvent lire l‘article dans son intégralité. -> Déjà membre ? Je me connecte

L'iPhone 11 Pro mis à contribution pour améliorer Plans

Les capteurs photo de l'iPhone 11 Pro sont mis à contribution par Apple pour améliorer les informations de Plans. Cult of Mac est tombé ce jeudi à Palo Alto sur un employé du constructeur équipé d'un sac à dos « Apple Maps » équipé de trois smartphones : deux sur les côtés, un dans le dos. Il complètent les trois Lidar et ce qui ressemble à un système de positionnement au dessus. Le tout permet de collecter un maximum de données sur les lieux visités, et manifestement de prendre aussi des photos et des vidéos.

Apple a mis à jour ce sac à dos : il y a deux ans, il était en effet souple (le nouveau modèle a une coque) et surtout, la précédente version n'emportait pas d'iPhone (lire : Un employé d'Apple dans la nature avec un sac à dos LIDAR pour Plans). On peut parier sans trop se tromper que les smartphones servent à alimenter les images de la fonction Look Around, inaugurée dans une toute petite poignée de villes américaines avec iOS 13. Basiquement, il s'agit de la version Apple de Google Street View (jetez un œil sur notre prise en main).

Les anciens sacs à dos, en 2018.

Look Around ne se contente cependant pas de simples images au niveau de la rue : Plans intègre de subtils effets de profondeur qui confèrent à la fonctionnalité une fluidité qui manque parfois à son concurrent. Apple continue de déployer Look Around avec parcimonie, et toujours en se limitant aux États-Unis. En ce qui concerne le reste du monde et plus particulièrement l'Europe, Plans n'a pas été avare de nouveautés ces derniers temps avec l'ajout remarqué des transports en commun dans de nombreuses villes françaises et européennes, ainsi que la promesse de cartes enrichies pour le vieux continent cette année.

Look Around d'Apple continue doucement son périple aux États-Unis

Tout en remettant à plat ses cartes américaines dans Plans, Apple ajoute progressivement des vues "Look Around" aux grandes villes du pays. Look Around est le Google Street View d'Apple, apparu dans son dernier système mobile (lire iOS 13 : prise en main de Look Around, le Street View d'Apple pour Plans).

Washington D.C. Avec l'icône de jumelles utilisée par Look Around pour vous situer dans la carte

Des utilisateurs ont noté trois villes supplémentaires que l'on peut désormais parcourir à hauteur d'homme : la capitale fédérale Washington D.C, Boston et Philadelphie. Apple avait inauguré cette fonction avec New York, San Francisco, Houston, Las Vegas, Los Angeles et une île proche d'Hawaï.

Si le résultat est de belle qualité — vous pouvez en juger par vous-même en allant dans ces villes avec Plans depuis iOS 13 et en cherchant l'icône des jumelles — il reste encore un nombre très conséquent d'endroits à couvrir. Et c'est sans parler d'offrir ce service ailleurs que sur le sol américain.

La vue Look Around en plein écran, que l'on peut manipuler comme Street View
Un zoom dans cette même vue
Les noms de rues sont intégrés à la vue
Les caméras à 360° montées sur le toit de la voiture d'Apple, en reflet dans les vitres d'un bus

Depuis la fin janvier, Apple a fini de mettre à jour ses cartes pour les États-Unis en les enrichissant de plus de détails. Le prochain continent prévu est l'Europe, pour « plus tard dans l'année ».

Quelques pays et villes ont reçu ces derniers mois la visite des voitures d'Apple. Si la liste en ligne d'Apple est le reflet exhaustif de ces efforts, alors la France n'est pas concernée dans l'immédiat. Il y a l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni, l'Irlande et la République de San Marin.

Il n'est pas dit non plus si Look Around sera de la partie pour quelques villes européenne ou s'il faudra d'abord se contenter du grand rafraîchissement des cartes 2D.

Et si l'iPad pliant ressemblait à ça ?

Les appareils pliants n'ont pas encore fait la preuve de leur pertinence, qu'il s'agisse du design (smartphone à clapet ? Tablette pliable ?) ou des technologies utilisées qui ne sont pas encore tout à fait au point, comme on l'a vu avec les interrogations concernant l'écran en verre recouvert de plastique du Galaxy Z Flip.

Mais rien n'empêche de rêver à ce que pourrait faire Apple. Isaac, de la chaîne YouTube Canoopsy, a ainsi imaginé un iPad pliant qui devrait tenir assez facilement dans une poche… et pour cause : le youtubeur a tout simplement intégré une capture de l'écran d'accueil d'iPadOS dans la dalle pliable du Galaxy Fold ! Ça fait la blague, du moins jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que l'encoche de l'appareil de Samsung apparait sous le pouce du bricoleur (c'est fait exprès, assure-t-il).

Un tel iPad capable de se glisser dans la poche pourrait-il vous séduire ? Peut-être qu'un prototype existe déjà dans les labos secrets d'Apple, qui a à son actif des brevets sur des appareils pliants

Grâce à Google, il est très facile de s'inviter en douce dans les discussions de groupe de WhatsApp

WhatsApp n'est pas aussi sécurisé que Facebook veut bien le présenter. Les discussions de groupe sont en effet vulnérables : une simple recherche sur Google permet de s'y inviter ! La recherche site:chat.whatsapp.com renvoie à près de 400 000 résultats sur Google, qui sont autant d'invitations à rejoindre lesdits groupes dans WhatsApp. Si l'on trouve assez facilement des groupes à caractère coquin, il est possible d'affiner la recherche vers des groupes plus spécifiques.

Your WhatsApp groups may not be as secure as you think they are.

The "Invite to Group via Link" feature allows groups to be indexed by Google and they are generally available across the internet. With some wildcard search terms you can easily find some… interesting… groups. pic.twitter.com/hbDlyN6g3q

— Jordan Wildon (@JordanWildon) February 21, 2020

Une fois qu'on s'est invité dans un groupe, obtenir les informations du groupe est très facile, ce qui permet au passage de savoir qui sont les participants… et leurs numéros de téléphone. De quoi poser un sérieux problème de confidentialité ! Interrogé par Motherboard, la messagerie instantanée explique que les administrateurs des groupes peuvent partager avec les participants le lien vers la discussion. « Comme tout contenu partagé peut être indexé, les canaux de discussion publics et les liens d'invitation qui sont publiés publiquement sur internet peuvent être trouvés par d'autres utilisateurs de WhatsApp ».

Google ne fait ici que son travail d'indexation de liens publics, au détriment de la confidentialité des échanges sur ces groupes. WhatsApp recommande aux utilisateurs des discussions de groupe de partager ces liens en privé.

HTC prépare un concurrent au Magic Leap

Si HTC a pratiquement abandonné tout espoir de peser encore sur le marché du smartphone, le constructeur de Taïwan continue de miser sur les dispositifs de réalité virtuelle et augmentée pour se refaire la cerise. Le MWC ayant été annulé pour cause de coronavirus, HTC et sa filiale Vive n'ont pas pu présenter leurs nouveautés sur le salon, ce qui ne les a pas empêché de les dévoiler à la presse.

Parmi ces nouveaux produits, le casque Vive Proton sort du lot : il s'agit en effet de la réponse de HTC au Magic Leap. Cette paire de lunettes permet de voir son environnement direct, sur lequel se greffe des éléments virtuels. Autrement dit, de la réalité augmentée mais en plus immersif qu'en tenant un smartphone à bout de bras. Microsoft parle de « réalité mixée » pour l'HoloLens.

Mais à l'inverse du casque de Microsoft qui soutient toute l'électronique, le Proton de Vive reprend l'idée de Magic Leap : la paire de lunettes doit être connectée en filaire à un module externe à transporter sur soi. Ce composant « léger » intègre les processeurs, la mémoire, une batterie et la puce 5G. C'est un élément supplémentaire à trimballer dans sa poche, mais HTC estime que c'est au bénéfice de l'utilisateur : cela réduit le poids du casque et déporte ailleurs qu'autour de la tête les antennes de la 5G et la chaleur dégagée par la batterie.

Sur le papier, le principe n'est pas complètement farfelu, néanmoins cela réduit un peu la portabilité du dispositif de réalité augmentée. Mais après tout, ce ne serait pas si différent de ce qu'Apple aurait dans ses tuyaux : des lunettes se connectant (sans fil, on peut l'espérer) à un iPhone qui fournirait toutes les données nécessaires (lire aussi : Chez Apple, le casque de réalité augmentée pas avant 2022, les lunettes en 2023).

HTC planche également sur un prototype avec le module juste derrière la tête.

Le Proton est toujours en développement et HTC ne donne pas beaucoup plus de détails techniques, si ce n'est que les lunettes prennent en charge six degrés de mouvement. En gros, on peut bouger la tête dans tous les sens, les éléments virtuels suivant les mouvements. Un contrôleur est indispensable pour interagir avec les objets. Le produit va être peaufiné tout au long de l'année, sans qu'on sache très bien si le constructeur a l'intention de le lancer en 2020 ou plus tard.

HTC marche donc sur les traces de Magic Leap, dont le premier appareil n'a pas vraiment connu la gloire espérée par ses géniteurs (lire : Les lunettes Magic Leap se fracassent sur le mur de la réalité). Chères et assez encombrantes, les lunettes Magic Leap ne parviennent toujours pas à générer suffisamment d'intérêt auprès des utilisateurs potentiels et des développeurs.

Google accusé d'espionner les élèves américains

Le procureur général du Nouveau-Mexique (États-Unis) a poursuivi Google, ce jeudi, affirmant que le géant utilise sa gamme de produits éducatifs pour espionner les enfants et leurs familles.

Image : Google for Education.

Hecto Balderas, procureur général de l'État américain, a déclaré que Google happait les données des étudiants, récoltant ainsi leurs données de localisation, les historiques de navigation, leurs enregistrements audio ainsi que toutes autres informations personnelles à leur insu et sans l'autorisation de leurs parents.

Une situation qui inquiète, d'autant plus que les Chromebook de Google sont devenus les grands favoris des écoles américaines. En 2016, ces ordinateurs bon marché représentaient 58 % des appareils mobiles livrés dans les écoles primaires et secondaires aux États-Unis. Et, à en croire la société, 30 millions d'écoliers à travers le pays utilisent les applications de la Suite Google.

Image : New York Times

En septembre déjà, Google a été contraint de régler une amende de 170 millions de dollars suite aux accusations du gouvernement fédéral et de l'État de New York. En cause, la récolte de données personnelles d'enfants depuis leur navigation sur YouTube.

Pour Jose Castaneda, représentant de Google, la plainte est « factuellement incorrecte ». Le moteur de recherche affirme que ses produits d'éducation ne recueillent pas de données sur les étudiants à des fins publicitaires et ne diffusent pas de publicités ciblées.

Dans sa course aux contrats pour équiper le plus d'établissements scolaires, le géant avait signé, en 2015, plusieurs engagements quant à la protection de la vie privée des étudiants. Google s'est ainsi engagé à ne pas collecter, conserver, partager et utiliser les informations personnelles des étudiants, au-delà de ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de ces produits éducatifs et de la période de scolarisation.

La plainte insiste sur le fait que le géant n'a pas tenu ces engagements.

Du côté d'Apple, détrôné sur le marché de l'éducation par les Chromebook, ces accusations peuvent rapidement devenir une source d'opportunités.

La messagerie Signal séduit la Commission européenne

Le recours aux communications chiffrées de bout en bout n'est pas du goût de tous. Récemment l'Inde a annoncé vouloir faire une croix sur ce type de chiffrement utilisé par WhatsApp et d'autres États font pression sur Facebook et Apple pour permettre aux forces de l'ordre l'accès à leurs messageries sécurisées.

En octobre dernier, des représentants britannique, américain et australien ont conjointement appelé Mark Zuckerberg à limiter le chiffrement des échanges « pour protéger nos citoyens ».

En dépit de cela, certaines institutions comprennent bien l'intérêt du chiffrement de bout en bout. C'est le cas de la Commission européenne qui invite désormais son personnel à adopter la messagerie Signal afin de sécuriser les discussions.

Comme elle est open source, Signal offre la possibilité de « vérifier ce qui se passe sous le capot » explique Bart Preneel, expert en cryptographie à l'Université de Louvain, à Politico. WhatsApp utilise d'ailleurs la technologie de chiffrement de Signal.

Cette adoption tombe bien pour Signal, qui ne veut plus être cantonnée aux connaisseurs et ambitionne d'être aussi populaire que WhatsApp. Pour cela, la messagerie sécurisée peut compter sur le soutien financier et public de Brian Acton, l'un des deux cofondateurs de WhatsApp.

La Commission européenne encourage l'emploi de cette messagerie à la suite de plusieurs mésaventures impliquant des fuites d'informations confidentielles.

Freebox Delta : Apple Music attend toujours sa skill Alexa

Les abonnés d'Apple Music, par ailleurs clients de la Freebox Delta, vont profiter d'une intégration plus poussée entre les deux, au travers d'une skill Alexa. La question reste de savoir quand.

Cela fait maintenant six mois, qu'en France, Apple Music peut être piloté à la voix avec l'assistant d'Amazon. Depuis tout ce temps, des utilisateurs de Freebox Delta — qui intègre Alexa — s'enquièrent régulièrement de l'ajout de cette skill. Celle-ci comme d'autres ne sont pas encore gérées par la box.

Dans le bug tracker de Free, l'un des administrateurs a réitéré en début de semaine que cette compatibilité était toujours inscrite au programme. Elle fait partie d'un lot d'améliorations pour les skills que les développeurs de Free sont en train de préparer. Aucune chance par conséquent de voir arriver cette skill toute seule. Et aucune date n'est donnée quant à la livraison de cette mise à jour "globale".

Initialement, l'été dernier, les développeurs de Free s'attendaient à une compatibilité "automatique" entre leur box et cette skill Apple Music. Il s'est avéré qu'un développement logiciel de leur côté était en fait nécessaire.

Une tâche qui n'était pas en tête des priorités. L'argument de la part de marché d'Apple Music en France fut notamment avancé comme l'une des raisons expliquant ce délai, avec toutefois une sous-estimation de celle-ci (5% avancés contre un peu plus de 13% dans les faits).

La patience reste encore de mise et le seul moyen pour l'heure de conjuguer l'enceinte Devialet avec Apple Music est d'utiliser AirMedia, le cousin d'AirPlay, pour diffuser depuis son iPhone.

Tim Cook met à l'écart un harceleur

Harcelé depuis plusieurs mois par un individu, Tim Cook a obtenu une injonction d'éloignement dans l'attente d'une audience, rapporte NBC News.

Image Apple

Les faits débutent en septembre dernier lorsqu'un homme, Rakesh Sharma, laisse à plusieurs reprises des messages jugés « inquiétants » sur le répondeur d'un dirigeant d'Apple.

Surnommé Rocky, le harceleur tente ensuite de pénétrer dans la propriété de Tim Cook début décembre, champagne et fleurs à la main. En parallèle, il essaie d'attirer l'attention du CEO en l'interpellant sur Twitter. Ses tweets contiennent pour la plupart des photographies à caractère sexuel le mettant en scène.

Le 15 janvier, il pénètre de nouveau dans la propriété de Tim Cook et parvient à aller sonner directement à sa porte avant de prendre la fuite.

Dans la plainte déposée par la direction d'Apple, il est fait mention que le harceleur a menacé d'utiliser une arme à feu. « Je n'utilise pas d'arme mais je connais des personnes qui le font », a-t-il déclaré en insistant sur le fait qu'il connaissait les adresses des différents membres de l'équipe.

Une injonction d'éloignement a été délivrée, ordonnant à Sharma de se tenir à l'écart de Tim Cook, de sa propriété et de l'Apple Park. D'autres injonctions concernant les domiciles du reste de l'équipe de direction, les locaux de l'entreprise et plusieurs Apple Store ont quant à elles été rejetées par la justice, car couvrant des zones trop larges. Une audience est programmée le 3 mars.

Kaleidoscope a reçu une mise à jour pour macOS Catalina

C’est une surprise : Kaleidoscope 2.3 est disponible et cette nouvelle version notarisée corrige ses bugs avec macOS Catalina. Cette app spécialisée dans la comparaison de fichiers n’avait pas reçu de mise à jour depuis deux ans et demi, et suite à l’acquisition de son concepteur en 2018, on la pensait morte et enterrée. Ce n’est manifestement pas le cas, même si cette mise à jour n’apporte aucune nouveauté.

La version 2.3 se contente en effet de corriger des bugs, liés notamment à macOS Catalina. Il faut dire que l’app fonctionnait toujours avec la dernière version du système, mais il y avait plusieurs points qui posaient problème, des détails cosmétiques et des fonctions bloquées. Kaleidoscope a également été notarisée, une meilleure sécurité exigée par Apple pour toutes les apps.

La prudence reste de mise sur l’avenir de Kaleidoscope toutefois. Le site officiel propose toujours la version 2.2.2 et il faut la télécharger, puis chercher les mises à jour dans l’app pour récupérer la version 2.3. Quant au Mac App Store, il propose toujours uniquement la version précédente, sans option de mise à jour. Si vous aviez acheté l’app sur la boutique d’Apple, la version proposée sur le site fonctionnera aussi bien sans avoir à acheter une nouvelle licence.

En attendant de savoir si Kaleidoscope a un avenir à nouveau, il est très difficile de recommander de payer pour une nouvelle licence (74,99 € sur le Mac App Store, 67,10 € sur le site officiel). Si vous en aviez une et que vous appréciez l’interface particulièrement soignée de l’app, vous pouvez l’utiliser à nouveau, mais on n’ira pas plus loin. Et il n’y a rien à l’horizon pour le moment pour Kaleidoscope iPad (21,99 €), qui n’a pas été mise à jour depuis fin 2017.

Safari n’acceptera bientôt plus les certificats HTTPS de plus d’un an

À compter du premier septembre 2020, Safari n’acceptera plus les certificats HTTPS trop longs. Seuls ceux qui expirent au maximum sous 389 jours, soit 13 mois, seront acceptés par le navigateur. Cette nouvelle politique rapportée par The Register a été annoncée cette semaine par Apple auprès du CA/Browser forum, un consortium qui regroupe les créateurs de navigateurs web et les autorités qui délivrent les certificats HTTPS.

Un certificat HTTPS est indispensable pour que la connexion entre votre navigateur web et le site internet que vous visitez soit sécurisée, et donc pour que l’URL passe en https:// et que les navigateurs modernes n’affichent pas d’erreur. Ce certificat permet de garantir que c’est le bon site qui est chargé, et pas une copie créée par un tiers malveillant, par exemple à des fins de phishing. Pour obtenir un certificat valide, le créateur du site doit prouver qu’il est bien légitime.

Les certificats HTTPS peuvent être obtenus pour plusieurs années, à l’image de celui que nous utilisons sur notre site et qui est valable deux ans. Ces certificats payants doivent en général être renouvelés manuellement.

Il y a différents types de vérifications et plusieurs niveaux de sécurité associés à chaque type. Les certificats les plus courants sont liés uniquement à l’association d’un nom de domaine et d’un serveur. Si vous possédez les droits sur le nom de domaine et que vous pouvez modifier ses paramètres pour l’associer à un serveur, vous pouvez recevoir un certificat de courte durée.

Les certificats gratuits de Let’s Encrypt, qui est devenu le numéro un du secteur depuis sa création en 2015, expirent après trois mois seulement. Ils doivent être renouvelés au maximum tous les 90 jours, ce qui permet de vérifier à chaque fois que vous êtes toujours le propriétaire légitime du domaine. Safari n’aura aucun problème avec ce type de certificats, qui oblige de toute manière à prévoir un renouvellement automatisé et donc à multiplier les vérifications.

Les certificats HTTPS payants étaient la seule option avant l’arrivée de Let’s Encrypt, mais ils restent disponibles sur le marché. Ils se basent sur une vérification plus sérieuse du propriétaire du site, et sont donc considérés comme plus sûrs par les navigateurs web. Ils sont plus compliqués à obtenir et doivent souvent être gérés manuellement, mais en contrepartie, ils sont valides bien plus longtemps. Au maximum, un certificat HTTPS peut être valide pendant 825 jours, soit deux ans, trois mois et des poussières.

Apple veut réduire cette durée maximale par plus de deux, avec des certificats qui expirent au maximum après un an et un mois. Précision importante, la politique ne concernera que les nouveaux certificats créés à partir du premier septembre 2020. Ceux qui avaient été créés avant cette date seront toujours acceptés par Safari. L’objectif est de multiplier les vérifications, comme pour les variantes payantes, mais aussi de permettre un renouvellement plus rapide pour accélérer les transitions technologiques. La sécurité des certificats se renforce régulièrement et en les renouvelant tous les ans, les nouveautés seront généralisées plus vite.

Un certificat Let’s Encrypt est gratuit et valide pendant trois mois au maximum, mais il est renouvelé automatiquement par le serveur web.

La firme de Cupertino n’est pas le seul acteur qui souhaite réduire la durée de vie des certificats. En août 2019, Google avait soumis au CA/Brower forum l’idée de restreindre tous les certificats HTTPS à un an, mais la proposition avait été rejetée par le consortium. Apple trouvait manifestement que l’idée était bonne et a choisi de passer outre l’avis de la majorité.

Safari pesant de tout son poids dans le monde des navigateurs grâce à iOS, on imagine que la politique deviendra rapidement la norme pour tout le monde et que le consortium finira par l’entériner.

Photo d’accroche : Chepe Nicoli

AirPods Pro : que faire en cas de grésillement d'un écouteur

Des propriétaires d'AirPods Pro se plaignent d'une gêne sonore avec l'un de leurs écouteurs (souvent le gauche, parfois le droit). À la clef, un remplacement par Apple de l'écouteur fautif ou de la paire complète.

Lors de la publication d'un article sur la réception de l'un de ces écouteurs de remplacement, quelques-uns de nos lecteurs avaient témoigné du même symptôme : une sorte de grésillement ou en tout cas un bruit anormal. Il peut se produire en mode transparence comme en réduction de bruit.

Sur Twitter, une discussion s'est engagée hier sur ce sujet. Là encore des utilisateurs disent avoir obtenu un échange complet ou de l'un des écouteurs. Dans les forums d'Apple on trouve des messages qui font penser à des situations similaires (1, 2, 3), tout comme sur Reddit (1, 2, 3). À l'inverse, aucun de ceux qui ont ces AirPods Pro chez MacG, n'ont encore constaté ce bruit.

Si ce problème surgit, avant d'en appeler à Apple, vérifiez si l'écouteur défectueux est bien propre. Cela paraît simpliste comme solution, mais avec les précédents AirPods nous avons déjà eu le cas où le son était complètement étouffé, au point de se demander si l'écouteur n'était pas mort. En définitive, après un bon coup de brosse en Apple Store, il avait retrouvé toute son énergie (lire aussi AirPods : guide d'accessoires et conseils d'entretien). C'est un cas malheureusement bien connu des techniciens en Apple Store (qui ne goûtent guère de devoir nettoyer le cérumen des clients…).

Les AirPods Pro étant complètement différents des AirPods précédents, avec notamment leurs embouts et membranes, il n'est pas impossible que l'accumulation inévitable de saletés finisse par entrainer des effets indésirables.

Cependant, certains utilisateurs se sont plaints très vite, après leur achat, de l'apparition de ce problème. Peut-être y a-t-il autre chose dans ce cas. Inspectez donc vos écouteurs en premier lieu, et s'ils semblent propres, il ne reste plus qu'à contacter Apple.

Facebook prêt à payer pour vos messages vocaux

Lorsqu'il est question de reconnaissance vocale, les grandes entreprises et leurs pratiques sont souvent au cœur de la controverse. Dans une optique d'amélioration des commandes vocales et de la reconnaissance par les assistants virtuels, les géants de la tech n'hésitent pas à laisser traîner leurs oreilles et à capter les échanges des utilisateurs à leur insu.

Des écoutes indiscrètes pour lesquelles Amazon, Google, Facebook ou Apple ont tous été épinglés. Toutefois, à travers son programme, baptisé Prononciation, Facebook souhaite rompre avec ces pratiques douteuses et propose de rémunérer ses utilisateurs contre leurs voix.

Les participants devront prononcer à plusieurs reprises « Hey Portal » suivi du prénom d’un ami (dans la limite de 10 amis). Ils obtiendront alors 200 points. Pour espérer voir la couleur des 5 petits dollars proposés par Facebook, il faudra atteindre 1000 points. Ces derniers pourront ensuite être échangés contre un virement PayPal via l'application Viewpoints.

Pour l'heure, seules les personnes résidant aux États-Unis peuvent y participer. Les candidats devront être âgés de 18 ans ou plus et avoir au moins 75 amis sur leur compte. Facebook indique que les profils des participants ne seront pas liés aux enregistrements fournis. La société s'engage également à ne pas partager l'activité de Viewpoints sans l'autorisation des utilisateurs.

Le Mac Pro sur roues se déballe en vidéo

Vous pouvez commander un Mac Pro avec ses roues depuis le lancement de l’ordinateur. Cela fait donc plus de trois mois que cette option facturée 480 € est disponible et pourtant, on ne l’a pas vraiment vue hors du site d’Apple depuis la WWDC. Sauf erreur de notre part, Apple n’a envoyé que des Mac Pro avec les pieds fixes aux journalistes et autres youtubeurs qui ont pu le déballer en avance. Et personne n’a publié de « test », ou au moins un aperçu de ces roues.

Il faut dire que le prix demandé par Apple est assez dissuasif, mais certains clients ont pourtant bien reçu cette variante de l’ordinateur. Comme en témoigne cette photo publiée au début du mois par Helmut G. Katzgraber, un employé de Microsoft. Mais c’est une photo statique qui ne permet pas d’en savoir beaucoup plus.

Il y a au moins une autre personne qui a commandé un Mac Pro avec roulettes, c’est Marques Brownlee, alias MKBHD. Le youtubeur n’a pas (encore ?) publié de vidéo en bonne et due forme, mais il a filmé le déballage de la machine en live sur Instragram. Nous sommes passés à coté de sa diffusion qui a eu lieu également au début du mois de février, mais quelqu’un l’a enregistrée et mise en ligne sur YouTube.

La qualité n’est pas très bonne et parfois même carrément médiocre par endroits. Mais c’est la meilleure vidéo de l’option à notre disposition pour le moment. Elle permet de voir comment le Mac Pro avec roulettes est protégé et d’observer la conception des roues, creusées en leur centre. L’ordinateur roule très facilement, ce qui est pratique si vous souhaitez le déplacer fréquemment, mais ce qui peut être gênant et limite dangereux si vous avez besoin que le Mac Pro reste au même endroit.

Premier enseignement de ce déballage en vidéo : ne posez pas le Mac Pro avec roues sur une table en hauteur avant d’enlever les protections collées sur l’aluminium. Celui de MKBHD a failli finir par terre, ce qui aurait été dommage vu le prix de l’ordinateur… On recommandera de le laisser en permanence par terre, mais pour 480 €, on aurait pu espérer qu’Apple ajoute un frein à ses roulettes. Il n’y a rien de tel, si bien que vous ne pourrez rien faire pour empêcher le Mac Pro de rouler, sauf à le caler entre deux meubles.

À propos de meuble, le Mac Pro avec roues est nettement plus haut que le modèle avec les pieds de base. Apple indique sur son site que l’option rehausse le châssis d’environ 2,5 cm et la comparaison dans la vidéo entre les deux versions est très claire. Malheureusement, ils n’ont pas osé répondre à la question la plus intéressante : est-ce que l’on peut s’assoir sur l’ordinateur et rouler avec ?

Si cette vidéo vous fait regretter votre choix et que vous voulez un Mac Pro avec roues, sachez qu’Apple peut les installer pour vous même a posteriori. L’opération nécessite un passage par les services du constructeur et donc une immobilisation de la machine pendant quelques jours. Le prix demandé sera le même qu’à la commande, 480 €.

Un nouveau casque Marshall à réduction de bruit active

La liste des casques à réduction de bruit active s'enrichit avec le Marshall Monitor II A.N.C.. Ce casque sans fil dispose des principales caractéristiques des modèles modernes : réduction de bruit active, donc, mais aussi mode « monitoring » pour écouter le bruit environnant.

Le passage de l'un à l'autre se fait à l'aide d'un petit bouton physique sur l'extrémité de l'arceau. Le casque dispose d'un autre petit bouton pour activer Google Assistant.

L'autonomie annoncée est de 30 heures avec la réduction de bruit active et 45 heures sans, ce qui le place dans le haut du panier. La connexion sans fil est en Bluetooth 5.0 et la filaire en USB-C. Le Monitor II A.N.C. a également une prise jack 3,5 mm pour écouter de la musique avec un câble.

Ce nouveau casque conserve le design rétro des produits Marshall. On peut plier les oreillettes à l'intérieur pour le transporter plus facilement (un câble USB-C, un câble jack et une housse de transport sont fournis).

Il sera en vente le 17 mars à 299 €, soit une centaine d'euros de moins que le prix de départ des références Bose 700 et Sony WH-1000XM3, mais ceux-ci ont vu leur prix chuter autour de 300 €.

Les errements logiciels d'Apple (2/4) : dix ans de perdus avec le projet Pink

Seul les abonnés du Club iGen peuvent lire l‘article dans son intégralité. -> Déjà membre ? Je me connecte

La bougie connectée a été enfin inventée !

Dans la série tout est connecté, je vous propose… la bougie ! Nous parlons bien du même bloc de cire avec une ficelle à l’intérieur, un dispositif qui existe depuis des millénaires1, mais qui nécessitait toujours un allumage barbare traditionnel, à base d’allumettes ou de briquets. Le XXIe siècle méritait mieux2 et grâce à Candle Touch, nous avons mieux3 !

La première bougie connectée permet d’allumer à distance une bougie composée toujours d’un bloc de cire naturelle de noix de coco et d’une mèche centrale. L’allumage se fait à l’aide d’une résistance qui est alimentée par une batterie rechargeable dans le socle. Une puce Bluetooth se charge de connecter l’ensemble à une app Android ou iOS et vous pouvez ainsi allumer jusqu’à 10 bougies en même temps.

Ce magnifique progrès s’accompagne naturellement de quelques défauts rhédibitoires mineurs. Si l’on comprend bien, l’allumage se fait forcément en haut, donc si vous laissez la cire descendre trop, vous devrez changer toute la bougie. Et puis s’il est possible d’allumer la Candle Touch à distance, vous devrez l’éteindre en posant un couvercle dessus. On repassera pour la sécurité du XXIe siècle.

Si vous y tenez vraiment, vous pouvez précommander un exemplaire sur Kickstarter pour 62 € environ avec les frais de port pour la France. Les créateurs de cette bougie connectée évoquent un prix de 20 $ par recharge.


  1. Les plus pointilleux noteront que la bougie telle qu’on la connaît aujourd’hui est nettement plus récente, mais les chandelles sont apparues autour de 3000 avant notre ère et c’est grosso-modo la même idée.  ↩

  2. Ou pas.  ↩

  3. Non.  ↩

Des benchs attribués à des MacBook Pro 13" 2020 "Ice Lake"

Après le remplacement des 15" par des MacBook Pro 16", on attend maintenant des changements sur la gamme 13". Que cela passe ou non par une nouvelle diagonale et l'adoption du clavier ciseaux, il y a de bonnes chances qu'ils adoptent les processeurs Intel de 10e génération "Ice Lake". Ils ont été annoncés au mois d'août.

Il y a quelques jours, le compte Twitter _rogame a publié 3 résultats de tests "3DMark Time Spy" réalisés, apparemment, sur une prochaine génération de MacBook Pro 13".

Dans l'un d'eux, sont comparés l'actuel 13" dans sa version haut de gamme (mais sans options) équipée d'un Core i5 Quad de 8e génération à 2,4 GHz (4,1 GHz de Turbo Boost) avec un Core i7 Quad de 10e génération à 2,3 GHz (4,1 GHz de Turbo Boost).

Time Spy

i5-8279U 4C/8T 2.4GHz base 4.1GHz boost + Iris Plus 655 with 128MB eDRAM 28W (2019 13" MacBook Pro)
vs
i7-1068NG7 4C/8T 2.3GHz base 4.1GHz boost 28W (2020 13" MacBook Pro) pic.twitter.com/Ogr4sfGGNa

— _rogame (@_rogame) February 15, 2020

L'écart générationnel entre les deux est important, en plus d'avoir un i5 face à un i7. La fiche des scores indique une progression de 12% pour le CPU et de 29% sur les tests graphiques. Toutefois, lorsque ces valeurs sont ramenées en nombre d'images par seconde, les progressions sont plutôt minces. Dans le cas de ces tests du moins.

L'autre comparatif consiste en un Core i5 Quad de 10e génération à 2 GHz (Turbo Boost de 3,6 GHz) et 16 Go de RAM face à un Core i7 Quad de 10e génération à 2,3 GHz (Turbo Boost de 4,1 GHz) et 32 Go de RAM (à noter au passage qu'Apple ne propose pas actuellement d'option 32 Go de RAM pour les 13", peut-être cela va-t-il venir).

Time Spy

2020 13" Macbook Pro

i5-1038G7 4C/8T 2GHz base 3.6GHz boost 28W + 16GB RAM
vs
i7-1068G7 4C/8T 2.3GHz base 4.1GHz boost 28W + 32GB RAM

They should have the same GPU but with different clock speed pic.twitter.com/nABnHSaFtB

— _rogame (@_rogame) February 20, 2020

Les gains relevés par ce test pour le Core i7 sont infimes, de l'ordre de 0,6%. C'est un peu mieux sur les tests du GPU avec +7 à +7,6% mais, traduits en images/secondes gagnées pou ce test, ça ne représente là-aussi pas grand chose. À voir ce qu'il en sera dans d'autres circonstances.

Tout cela doit être pris avec l'habituelle prudence, mais Intel s'était gardé de parler d'une progression particulière dans les performances CPU, préférant évoquer celles du GPU.

Appstat, un raccourci pour les données d'App Store Connect

Avec l'utilitaire Appstat, les développeurs présents sur les stores d'Apple ont un nouvel outil à leur disposition pour suivre les performances de leur(s) application(s).

Le logiciel s'utilise depuis la barre des menus du Finder d'où il déroule toute une liste de statistiques pour chacune des apps que vous avez sur l'App Store et le Mac App Store.

Son auteur, Frank A. Krueger, a conçu cette application comme un raccourci pour obtenir les données d'App Store Connect, sans avoir à aller chiner sur le portail d'Apple.

Vous retrouvez l'historique des mises en ligne de vos app sur les stores et sur TestFlight, les chiffres de vos ventes, les projections de celles-ci sur le mois et l'année en fonction de votre historique, la moyenne des notes laissées par les utilisateurs, l'origine géographique des téléchargements, les proportions entre les versions iOS, iPadOS et macOS, etc.

Appstat est vendu 12 $ (environ 11 €, TVA comprise) et il réclame au minimum macOS 10.12.

WhatsApp lance son mode sombre en test sur iOS

Le mode sombre arrive dans WhatsApp sur iOS. Mieux vaut tard que jamais. La dernière bêta distribuée sur Testflight bascule dans des tonalités grises et noires dès que le mode sombre du système est activé.

Il n'y a pas pour le moment de réglage pour s'affranchir de l'état du système, comme le proposent d'autres applications. Ce sera peut-être pour une prochaine bêta.

Si l'interface change, les fonds d'écran eux ne s'adaptent pas [màj : si en fait, le fond par défaut de WhatsApp, bascule du beige au sombre en fonction du réglage système de même que la collection des fonds de couleurs unies], il n'y a pas non plus de déclinaisons sombres par exemple pour les photos proposées par défaut. Comme le font iOS 13 et macOS Catalina avec le principe des fonds dynamiques.

App Store Confidential : pourquoi ce livre ne passe pas la validation d'Apple ?

Seul les abonnés du Club iGen peuvent lire l‘article dans son intégralité. -> Déjà membre ? Je me connecte

Les écrans pliables ne peuvent toujours pas sortir sans leur couche plastique

Ce n'est plus un secret, l'écran du Galaxy Z Flip n'est pas seulement constitué de verre nu, cette surface hautement flexible est recouverte d'un film plastique. Une protection qui demeure essentielle à ce stade du développement des verres ultra-fins et souples.

Le Dr. Mathias Mydlak a expliqué à The Verge les challenges auxquels doit répondre cette catégorie de verres. Ce chimiste pilote le développement de ces matériaux au sein de la société allemande Schott, l'un des deux fournisseurs de Samsung Display.

La capacité du verre à se plier dans les proportions affichées par le smartphone de Samsung n'est pas totalement étonnante en soi. Un matériau dur, du bois ou du métal par exemple, peut jouer les contorsionnistes dès lors qu'il atteint une certaine finesse.

Arrivé à quelques dizaines de microns d'épaisseur, on peut obtenir un verre qui se pliera avec un rayon de courbure particulièrement étroit. Le Z Flip atteint 30 microns et Schott est descendu à 25 microns en labo (ci-dessous une vidéo de Schott pour une ancienne génération de verre flexible).

Une fois résolue la question de la finesse, se pose celle d'une fabrication qui doit éviter toutes sortes d'imperfections à même de fragiliser le verre (bulle d'air, défaut dans la structure, poussière…).

Une tension exercée à un endroit comportant un défaut ne fera que l'aggraver et l'extrême finesse n'arrangera rien. D'infimes rayures, tolérables sur un écran voué à rester plat, prennent d'autres proportions si elles se situent à l'endroit de la pliure d'un verre super fin. Les forces exercées ne feront qu'augmenter cette cavité et la transformer en fracture.

Pour Erkka Frankberg, un chercheur spécialisé dans les formes sophistiquées de verre, la protection plastique déroulée par Samsung sur son verre peut s'envisager comme une barrière qui est là pour se « sacrifier » à la place du verre, lorsqu'il s'agit de prendre les rayures.

Samsung Display n'a pas tout dit sur la manière dont il travaille son produit. Dans un communiqué publié en début de semaine, il a informé qu'il injectait un « matériau spécial » jusqu'à une profondeur tenue secrète pour obtenir une durabilité constante. Le fabricant se fournit auprès de Schott mais aussi du sud-coréen Dowoo, dans lequel il a 27,7 % du capital. L'objectif n'est pas seulement de vendre ce verre à Samsung Electronics, mais aussi auprès d'autres entreprises.

Cette génération de verre, doublée d'une couche protectrice, reste perfectible mais ce couple permet d'améliorer la sensation de toucher et la transparence. Il y a eu du progrès depuis le Galaxy Fold et son écran tout plastique. À l'avenir, l'objectif est de parvenir à se passer de cette couche de protection et de revenir à des surfaces uniquement de verre comme on les connaît sur les smartphones traditionnels.

L'américain Corning, concepteur du Gorilla Glass, espère réussir cet exploit d'ici 12 à 18 mois. Des échantillons circulent déjà chez les fabricants de smartphones mais sans qu'il soit précisé si ces dalles hautement flexibles ont encore besoin d'un film de protection. Quand bien même la technologie serait prête, il faut aussi envisager une capacité de production à grande échelle et avec des taux de rebut limités. Ce qui n'est apparement pas le cas pour le Z Flip qui n'est disponible qu'en volumes limités.

Au printemps 2017, Apple a signé un chèque de 200 millions de dollars à Corning pour l'aider dans sa R&D et développer ses capacités de production. Signe de l'importance qu'a ce fournisseur pour ses futures gammes de produits. Les deux partenaires n'ont évidemment pas détaillé leurs projets.

Pour Mathias Mydlak de Schott, l'état actuel de la technologie des verres ultra-fins, est encore sujet à trop de fragilités et il se montre dubitatif quant à l'intérêt d'acheter aujourd'hui de tels téléphones. Les procédés doivent encore se perfectionner pour concilier résistance et confort d'utilisation.

Apple pourrait réduire la taille de ses adaptateurs secteur USB-C grâce au GaN

Grâce au nitrure de gallium, on peut créer des adaptateurs secteurs bien plus compacts qu’avant. Cette technologie a remplacé le silicium dans de nombreux produits, à l’image de ce chargeur 30 W d’Anker qui est plus compact que le chargeur 18 W d’Apple. Ou encore ce modèle 100 W qui fait la taille d’un paquet de cartes.

Ces deux adaptateurs secteur USB-C proposent 30 W en sortie, mais l’un deux utilise du silicium et l’autre du nitrure de gallium (image MacGeneration).

Cette technologie est bien pratique, mais Apple ne l’a pas adoptée à ce jour, ce qui explique que ses adaptateurs secteurs restent en moyenne assez gros. Cela pourrait changer toutefois si l’on en croit cette rumeur venue de Chine et rapportée par MacRumors. D’après le site IT Home, Apple ferait partie des entreprises qui utiliseraient bientôt le nitrure de gallium dans l’un de ses adaptateurs secteur. La rumeur ne précise rien d’autre, ni le produit qui serait concerné, ni un calendrier.

On imagine que toute la gamme pourrait être améliorée grâce au nitrure de gallium. Les entreprises qui en utilisent parviennent parfois à réduire la taille de leur produit par deux par rapport à ceux d’Apple, à puissance de charge équivalente. Tous les Mac pourraient bénéficier du changement, mais aussi les iPad Pro ainsi que les iPhone 11 Pro, tous fournis avec un adaptateur secteur de 18 W nettement plus gros que celui de 5 W fourni pendant des années. Le successeur du silicium pourrait permettre de revenir à cette taille, mais tout en gardant la charge rapide.

❌