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À partir d’avant-hierMiniMachines

Archos change de PDG, Loic Poirier part chez Remade

Archos, anagramme de Crohas, n’avait pas changé de nom à la reprise de la société par Loic Poirier en 2013. Mais, 7 ans plus tard, ce dernier semble quitter le  navire et partir chez Remade. Une société spécialisée dans le reconditionnement de smartphones, elle même reprise par une entreprise Britannique en début d’année.
Archos Jukebox 6000

Le Jukebox 6000, le tout premier lecteur de musique électronique

Que va t-il advenir d’Archos ? non pas que je soit persuadé que l’entreprise dépende d’un homme, c’est toujours une aventure d’équipe. Mais le fait que Loïc Poirier parte à un autre poste dans une autre entreprise ne laisse pas présager du meilleur pour l’entreprise.

Vingroup, conglomérat Vietnamien d’entreprises, devait devenir partenaire d’Archos en 2019 et lui apporter les capitaux nécessaires à une relance technique et marketing de la marque. Mais l’affaire ne s’est finalement pas faite et l’entreprise française a continué de nager en eaux troubles depuis cette annonce miraculeuse l’année dernière. Ses chiffres techniques sont au plus bas. Pas de nouveautés, plus d’innovations, une décentralisation des équipes en Asie, une présence invisible en Europe… On ne sent pas vraiment comment la société pourrait rebondir.

Loïc Poirier

Le départ de Loïc Poirier vers de nouveaux horizons pourrait être annonciateur de futures mauvaises nouvelles pour l’entreprise. Aucune annonce officielle n’a cependant été faite, le changement n’est visible que sur sa page Linkedin.

La Archos Play Tab qui devait sortir à la rentrée des classes 2019 ne semble pas avoir pu trouver son chemin en magasin. Je n’ai vu aucune disponibilité pour cette tablette de jeu grand format annoncée à 249€. Dommage car l’idée était bonne et je reste persuadé qu’un large public de joueurs aurait trouvé une excellente base de développement pour ce type d’engin.

Alors, que va devenir Archos dans les prochains mois ? Ses affaires se portent mal et on ne voit pas trop comment la marque pourrait s’en sortir sans une arrivée d’argent frais. Est-ce que la marque va rejoindre le cheptel d’autres grands noms exploités pour vendre des produits noname en Europe ? Les Technicolor, Thomson, Polaroid et autres qui ne servent que de costume à la vente de produits noname pour réaliser une meilleure marge ? C’est possible et je pense même probable. A cette heure, à moins d’un miracle, je ne vois pas trop comment sauver le soldat Archos.

Archos change de PDG, Loic Poirier part chez Remade © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo Smart Frame : un tableau 21.5″ IPS pour décorer vos murs

Avec 21.5″ de diagonale, le Lenovo Smart Frame peut afficher des images grand format à la fois en mode portrait ou en mode paysage. Piloté par un SoC Mediatek MTK 8187S, le cadre propose une image IPS de 21.5″ en 1920 x 1080 pixels. On est loin d’un affichage UltraHD mais tout de même largement au dessus de ce que proposaient les cadres photo-numériques de l’époque.

L’idée est donc d’afficher des images issues de votre smartphone facilement avec une application de partage qui enverra vos données via Bluetooth. Le Lenovo Smart Frame propose un module Bluetooth 5.0 et un Wifi5 pour se connecter facilement. Il embarque également un micro1 et une paire d’enceintes stéréo deux fois deux watts. On imagine que la solution devrait pouvoir afficher également des vidéos.

L’objet a été assez travaillé avec des angles uniformes de 85°, une protection anti-reflets et un système de capteur de lumière ambiante pour s’adapter à la luminosité de son environnement. Un accéléromètre permet de détecter le positionnement de l’écran pour adapter l’affichage.

Lenovo Smart Frame

L’alimentation est assurée par un Pogo Plug qui transmet le courant depuis un adaptateur mural. Une bonne idée qui permet d’effectuer sans soucis les rotations du cadre directement contre le mur. Le système livré, qui permet une fixation simplifiée grâce à un niveau à bulle intégré, est livré avec un adaptateur secteur. A noter le petit détail d’un système bloquant le câble d’alimentation dans le support pour éviter qu’il ne soit retiré par erreur. Le cadre lui même dispose d’une prise jack compatible pour être employé sans support en le posant sur une béquille ou sur un meuble.

Lenovo Smart Frame

Le cadre du dispositif pourra également être facilement remplacé pour une autre finition. Enfin, un détecteur de gestes en façade permettra de changer d’image en glissant sa main devant le cadre.

Lenovo Smart Frame

Le prix aux US devrait être de 399€ pour une disponibilité en Août 2020. Pas encore d’information précise pour l’Europe. L’objet est bien construit et la finition pour une fois agréable. Contrairement aux cadres photo numériques qui proposaient à la fois une mauvaise image et des fonctions souvent très médiocres, ce Lenovo Smart Frame semble avoir été plus réfléchi et enchâssé avec plus de goût. C’est typiquement le genre de produit qui trouverait sa place auprès de parents éloignés ou qui permettrait de partager des images facilement avec toute la famille.

Lenovo Smart Frame
Reste que pour ce tarif et un peu d’huile de coude, il doit être possible de construire une solution de même type sur  une base de Raspberry Pi associé à un écran IPS standard de même diagonale. Avec un bon cadre classique, on doit pouvoir arriver à une solution aussi efficace et probablement beaucoup moins chère. Un cadre photo qui pourra en prime afficher des informations supplémentaires sans intégrer un microphone dans son châssis.

Lenovo Smart Frame : un tableau 21.5″ IPS pour décorer vos murs © MiniMachines.net. 2020.

Le Fuffee Mug utilise la chaleur pour alimenter un écran qui sert à rien

Un mug avec un écran à encre électronique, voilà ce qu’il manquait à toute une génération d’utilisateurs. Ceux en manque de maximes débiles et  qui n’ont pas la chance de traîner sur Linkedin tous les matins pour déguster la laborieuse prose des génies qui y partagent leurs fabuleuses leçons de vie.

Le Fuffee Mug n’a qu’un intérêt, celui d’embarquer une technologie permettant de récupérer une partie de la chaleur dégagée par la boisson qu’il contient pour afficher des données sur son écran à encre numérique. A vrai dire rien de vraiment nouveau, on sait faire cela depuis un bon moment. Jean-Charles Peltier a découvert comment récupérer du courant à partir d’une source chaude en… 1834.

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Seulement JC n’avait pas l’esprit start-up et n’a donc pas eu le bonne idée de fabriquer un Mug qui pourrait afficher en gros “N’engueulez pas le pas Patron, la patronne s’en charge” directement sur un Fuffee. L’objet surfe sur une vague verte en insistant largement sur le fait qu’il est “battery-free”. Mon mug actuel l’est tout autant, il contient plus, est moins lourd et n’a aucune chance de se transformer un jour en un nouveau support de publicité.

Le pitch de la marque est assez clair “En exploitant l’énergie thermique d’un café, Fuffee devient un mug et une plateforme sociale sans piles qui vous permettra de coopérer avec diverses marques et services. Vous ressentirez quelque chose de différent à chaque fois  que vous boirez votre Fuffee”.1

FU

Dire que l’on est un produit vert en ajoutant une électronique inutile à un objet aussi simple qu’un Mug me parait un peu compliqué quand même. Mais si c’est pour gâcher mon café en m’apostrophant avec une publicité débile sur un énième nouveau support… Avec un message relayé en Bluetooth via mon smartphone qui pourrait tout aussi bien l’afficher lui même ? Ça c’est clairement une incitation au crime.

FU FU FU !

Je trouve cependant l’idée de base excellente et on peut imaginer des usages à cette relation chaleur – énergie pour un affichage à encre numérique. Nul besoin d’une source de chaleur permanente puisque l’écran continuera à afficher ses données même si la température redescend. Pour une station météo, un affichage d’informations importantes ayant une durée de vie assez longue, ce type d’interface est à réfléchir. On pourrait même imaginer un système de récupération de chaleur directement intégré à nos ordinateurs – qui en génèrent pas mal – pour afficher des données de cette manière.

Le Fuffee Mug est lancé à 69$, combien coûterait le même produit sans le mug pour des usages plus intelligents ?

Le Fuffee Mug utilise la chaleur pour alimenter un écran qui sert à rien © MiniMachines.net. 2020.

Asus rajeunit les composants de son VivoStick

Vous vous souvenez des Asus VivoStick ? Des MicroPC sous la forme d’une clé qui se branche via une prise HDMI directement au dos d’un écran. Ces machines ont eu leur heure de gloire il y a quelques années mais ont depuis quasiment disparu des offres constructeur. Intel a abandonné ses Compute Stick et MeLE ne donne pas de suite à ses PC Stick

VivoStick

Reste un survivant donc, le VivoStick TS10-B174D qui passe d’un Windows 10 classique à une version Pro. Un indice suffisamment clair sur la destination de cet engin. Ce type de solution a simplement disparu des offres classiques de la marque mais doit continuer de trouver un public professionnel pour des usages en tant que client léger par exemple. Des PC que l’on associe simplement à un clavier, un lecteur de code barre et un écran pour devenir des machines que vous pourrez croiser dans les  allées d’une grande surface de bricolage par exemple.

VivoStick
Pas besoin de performances folles donc et le nouveau modèle conserve logiquement le même processeur Intel Atom x5-Z8350, une solution surtout choisie pour son excellent rapport performances consommation. La puce lancée en 2016 a un SDP de 2 watts  qui convient très bien à ce type de format.

Le nouveau VivoStick aura donc droit à 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC. Suffisamment pour piloter plus confortablement une application au sein de Windows 10 Pro. On garde les mêmes fonctionnalités que le précédent modèle avec un Wifi5, du Bluetooth 4.0, des ports USB 3.0 et USB 2.0, un port jack audio 3.5 mm et un port MicroUSB pour alimenter le tout.

VivoStick

Le nouveau modèle d’Asus est, pour le moment, prévu pour une sortie à la fin du mois au Japon. Aucune info sur une éventuelle sortie en Europe. Je ne suis de toutes façons pas persuadé que le marché soit si large que cela. A moins qu’une nouvelle puce reprenne le flambeau des Atom Cherry Trail avec des TDP très bas et un tarif abordable, il n’y a pas de raison que le marché se replonge dans ce type de format.

Sources :  AnandTechHermitage AkihabaraKakaku et Lilipting

Asus rajeunit les composants de son VivoStick © MiniMachines.net. 2020.

Compal Armer : un prototype de portable double écran pour graphiste

Comment vendre des machines ? Comment vendre à nouveau des PC ? La réponse est sous le nez des constructeurs depuis tant et tant d’années que je suis toujours étonné de voir à quel point ils sont aveugles. Le Compal Armer est peut être le début d’un soulèvement de paupière de ce côté là avec une orientation d’usage vraiment très spécialisée.

portable lambda

N’importe quel PC commercial vendu aujourd’hui est capable de faire le B-A-BA que l’on demande à un PC : Surfer sur internet, réaliser un CV, faire sa compta, lire un film… Que votre machine coûte 300 ou 1000€ ne changera pas grand chose au service rendu. On l’a vu avec la hausse des expéditions de PC à la toute fin de l’année 2019, c’est la disparition du support de Windows 7 qui a forcé le marché à se renouveler. Sinon quel intérêt de racheter un PC portable pour des usages basiques en 2020 ? Par rapport à une machine déjà existante ? Découvrir un engin plus léger ? Plus fin ? Plus confortable à l’usage ? C’est probablement vrai. Les machines d’aujourd’hui sont plus agréables esthétiquement parlant. Elles proposent un meilleure ratio encombrement écran et un poids beaucoup agréable au quotidien. Les PC de bureau n’ont pas spécialement évolué sur ce point et se contentent souvent d’être soit plus rapides, soit moins encombrants1.

Le souci du marché actuel, c’est que la totalité des constructeurs se concentre sur des machines classiques. Des solutions qui n’ont pour elles que de permettre de mettre à jour des PC qui tombent en panne ou qui deviennent obsolètes logiciellement à cause d’une décision comme celle de Microsoft. L’intérêt de passer d’un PC sous Core i3 de 2010 à un PC sous Core i3 en 2020 n’est pas très clair pour l’utilisateur moyen. Il aura plus d’intérêt à acheter un nouvel écran, à faire évoluer la mémoire et remplacer un disque dur par un SSD qu’à changer toute sa machine.

L'attaque des clones

Pire, tous ces constructeurs qui se battent pour le même gros gâteau qu’est le PC classique ne trouvent rien de mieux que de proposer des copies de copies. Des engins qui techniquement se ressemblent absolument tous et qui, quand ils présentent une nouveauté technique, se font rapidement rattraper par les concurrents. Les exemples des charnières 360° ou des bordures fines sont suffisamment éclairants sur ce point. Pas besoin de changer de machine, pas de nécessité de le faire. On passe son tour. On attend le suivant. Pendant ce temps-là, tout le monde sert la même soupe technique. On y piochera par un coup du sort en cas d’obligation de changement ou au gré des bonnes affaires que l’on peut croiser.

ASUS RoG Huracan G21

Reste deux secteurs en croissance et, devinez quoi, ce sont des secteurs spécialisés. L’industrie a d’abord découvert que vendre des machines de jeux avait du sens. Les gammes Alienware de Dell ou Republic Of Gamer de Asus ont, par exemple, fait leur apparition et attiré pas mal de public. Même topo chez Gigabyte avec ses Aorus ou Acer avec les Predator. Tout le monde a embrayé bien sur et on a eu des solutions chez HP ou Lenovo aussi bien que chez MSI ou autres. Avec ces machines très orientées jeu, le public avait une raison de mettre à jour sa machine. Ce secteur a logiquement été le premier à s’intéresser à son public car ce dernier est très sensible à l’argument de la performance. Un nouveau processeur ? Une nouvelle carte graphique ? Une technologie d’affichage innovante, ces éléments suffisent à “ringardiser” la série précédente. Quoi de mieux pour pousser le marché à s’auto renouveler.

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Ont suivi les machines de “créateurs”. Des engins pensés pour assumer des performances lourdes avec un maximum de stabilité. On a vu apparaître des solutions de plus en plus grand public et la quasi totalité des constructeurs s’orienter vers ce marché lui aussi en nette croissance. 

Point commun entre ces deux types d’engins ? Leur spécialisation. 

Qu’est ce qui pourrait motiver un musicien, un graphiste, un vidéaste, un photographe ou autre à acheter un PC ? A  choisir la marque X plutôt que la marque Y ? La spécialisation de leurs machines. Alors ok, le marché est plus petit. On ne vise plus qu’une seule part du gros gâteau. Mais, en contrepartie, le premier à tenter ce nouveau segment bénéficiera d’une meilleure visibilité. Imaginez un portable avec un vrai lecteur de cartes mémoire aux performances garanties, un écran extrêmement bien calibré et un système de jupe adaptable comme pare-soleil. Si le matériel interne suit, cet engin intéressera sans doute beaucoup les photographes. Qu’ils soient amateurs ou professionnels. D’autant que cette machine saura mener à bien l’ensemble des autres opérations que l’on demande à un PC.

BlackMagic

Une interface de contrôle vidéo signée BlackMagic

Même histoire avec un PC livré en proposant de multiples entrées et sorties audio pour un musicien ou un podcasteur. Idem avec une machine proposant une “Jog Wheel” ultra plate à la place d’un pavé numérique pour un monteur vidéo etc etc…

Cela n’empêche pas pour le constructeur de se baser sur le même matériel au niveau des composants de base. La carte mère, le processeur, la mémoire et le stockage peuvent être identiques. Il faut juste prévoir un port spécialisé permettant de recevoir  une carte son d’un côté, une solution graphique dédiée à la vidéo ou la photo de l’autre et bien entendu proposer des coques capables d’accepter chaque connectique spécialisée.

Je reste persuadé que l’avenir du marché info sera basé sur les capacités techniques spécifiques de chaque engin. La poussée de solutions comme les Chromebooks montre bien que la plupart des utilisateurs n’ont plus besoin d’un niveau de performances élevé pour leur usage quotidien. Des solutions de streaming de données pour le jeu vont également réduire le besoin d’un PC haut de gamme personnel. Pour peu que les offres de calcul déportés pour le rendu 3D, le montage vidéo et autre se démocratisent à leur tour, les fabricants vont devoir repenser toute leur approche du matériel.

Compal Armer

Ce nouveau prototype de Compal va totalement dans ce sens. Le Compal Armer est pour le moment une pure fiction mais il présenterait un réel intérêt à l’usage pour un graphiste en déplacement. L’idée de base est de proposer un portable de 13″ au format classique avec un écran tactile proposant une prise en charge de stylet actif et un clavier traditionnel. 

L’engin pourra donc répondre à tous les besoins d’un utilisateur classique. On ne connait pas exactement quels composants la marque prévoit à l’intérieur de ce type de produit mais on peut se douter qu’il s’agira d’une solution largement capable de faire tourner les outils du quotidien si elle est assez puissante pour lancer des logiciels de retouche d’images.

Ce qui différencie le Compal Armer des autres machines à écran tactile, c’est la présence d’une seconde zone d’affichage tactile qui se place devant le clavier. Une zone qui prendra la place du pavé tactile pour permettre un usage classique mais qui proposera également de quoi piloter des applications dédiées. La charnière particulière du dispositif fait en sorte que l’écran du haut puisse venir coiffer le clavier pour  se poser devant le second écran.

Compal Armer

Pour du montage vidéo, pour de la retouche d’images ou du dessin, pour de la musique ou autre, ce type de dispositif proposera une interface compacte et confortable. L’absence de clavier étant compensée par l’organisation de raccourcis précis sur le deuxième affichage. Palettes, brosses, outils divers pourraient prendre place pour un graphiste. Boutons, potentiomètres et autres interfaces virtuelles seraient appréciées par un musicien. Molette de défilement, raccourcis de montages et autres seraient utiles à un monteur vidéo.

Compal Armer

Je ne suis pas spécialement fan des solutions double écran en règle générale mais même dans un usage normal, ce système pourrait avoir un intérêt en intégrant des notifications ou des informations dédiées comme un calendrier ou autre directement sur le repose poignet.

Encore une fois, il ne s’agit d’un concept, Le Compal Armer fait partie du bouillonnement d’idées que le fabricant ODM a proposé à l’IF Design cette année. Sans que l’on sache si un partenaire de la marque s’y intéressera un jour ni même si l’engin est réellement réalisable. Dans tous les cas, il semble urgent que les constructeurs lèvent un peu le nez de leurs formules de PC classiques pour se poser la question de machines plus originales. Plus spécialisées, moins grand public peut-être mais capables de trouver plus sûrement un public.

Compal Armer : un prototype de portable double écran pour graphiste © MiniMachines.net. 2020.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon

Comment vendre un produit pourri facilement sur internet ? C’est pas si facile en réalité. Il y a toujours la possibilité de faire un très joli site et de raconter une “belle” histoire. Mais cela demande du savoir faire, d’investir un minimum en compétences, en argent et en temps. Et puis surtout il faut également faire connaitre ce site ce qui n’est pas des plus simple. 

2020-01-22 12_44_52-minimachines.netLes jolies pages bidons des vendeurs en Dropshipping

L’escroc en puissance a souvent plus vite fait d’acheter des campagnes de pub, de vendre un produit bidon pendant quelques semaines ou quelques mois et de passer à autre chose. S’il doit vraiment investir beaucoup de temps et de savoir faire… autant vendre un meilleur produit. Et le faire durer longtemps, ce sera plus rentable.

Proposer un mauvais produit très rentable sur une plateforme de e-commerce, une “Marketplace”, semble être une alternative intéressante. On profite de la notoriété d’un site comme Amazon ou la Fnac pour vendre ses produits bidons. On paye certes quelques frais mais qui sont largement compensés par la visibilité naturelle de ces sites.

Seul souci, les produits sont alors notés par les internautes qui les reçoivent. Dès lors les produits vraiment mauvais, ceux qui ne fonctionnent pas correctement ou simplement inutiles, se font rapidement descendre en flèche. Les internautes mécontents jouant alors le rôle de juges. Cela empêche d’autres internautes de se faire avoir et permet de “passer ses nerfs” en découvrant que l’on a été abusé par une description un peu trop enthousiaste.

Un gros malin a cependant trouvé la parade. En mettant les juges que sont les internautes dans sa poche. Cette vidéo du “LockpickingLawyer”1 vient d’être publiée et montre comment un vendeur de produits bas de gamme a réussi à contourner le système. C’est à la fois efficace et probablement très rémunérateur.

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Le produit s’achète sans négociation entre 4.9 et 8.9$ en Chine…

La combine est assez simple. La première phase consiste à trouver un produit qui “présente  bien” et qui doit être le moins cher possible. Si il concerne une catégorie de produits peu concurrentiels sur la marketplace que vous visez, c’est encore mieux. Ici, il s’agit d’un petit coffret à clés que l’on va placer à l’extérieur de la maison pour avoir sous la main de quoi ouvrir la porte principale en cas d’oubli. C’est donc un produit sensible puisqu’il permettra à un voleur qui l’identifie de pénétrer facilement chez vous.

Ce petit coffret est livré avec un mécanisme à code qui vient bloquer une barre de métal qui empêche son ouverture. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, un simple bout de métal suffit à faire pression sur la barre et permet de sentir la bonne combinaison même sans la connaitre. On pourra donc ouvrir ce coffret avec un minimum de doigté ou d’entrainement préalable.

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Mais la serrure n’est pas le plus important ici. Ce qui est vraiment grave c’est la méthode employée par le vendeur pour continuer à proposer ce produit très entrée de gamme sur un secteur aussi sensible. Que ferait un internaute moyen qui aurait déboursé 22$ pour un produit de ce type normalement ? En considérant que c’est plus ou moins le même genre de matériel qu’il aurait pu trouver en grande surface ? Soit il laisse un avis moyen et deux ou trois étoiles sur la plateforme pour informer les autres internautes. Soit il demande un remboursement du produit. Il peut également faire les deux. Dans tous les cas, cela met rapidement fin aux ventes d’un produit médiocre.

La parade est donc de proposer une ristourne importante pour le produit sous la forme d’un bon d’achat ou d’un remboursement via PayPal. Un bon d’achat de 10$ est ainsi proposé par le vendeur sous la forme d’une carte glissée dans chaque boitier. L’acheteur qui découvre le produit, le prend en main et l’ouvre, à la bonne surprise de voir que son achat à 22$ va être quasiment remboursé de moitié immédiatement.

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Seulement, il y a quelques conditions pour bénéficier de cette offre, juste ce qu’il faut pour anéantir tout le  système de notation d’Amazon.
Afin de recevoir ce bon d’achat de 10$, il faut :
– Donner une note de 5 étoiles au produit avec un commentaire positif.
– Envoyer un email à une adresse “bidon” (@outlook.com)

Cet email doit comprendre une capture d’écran ou un lien vers votre commentaire, votre numéro de commande et indiquer si vous préférez un remboursement via Paypal ou un bon d’achat.

Il est bien précisé qu’il est absolument interdit de mentionner le fait que votre avis et votre note sont commandités en échange d’une rémunération. Si vous le faites vous ne recevrez pas vos 10$. C’est logique puisque cela va contre la politique des plateformes que de payer pour une notation des produits.

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Et voilà ! Le nombre d’internautes qui vont mordre à l’hameçon et demander les 10$ explose, votre produit devient rapidement le mieux noté de sa catégorie puis le plus vendu. Vous arrivez en haut de page et, comme vous n’êtes pas le moins cher, passez pour le produit le plus sérieux et la meilleure affaire sur le site. Le bilan des opérations est très bon pour le vendeur. Son produit ne doit coûter que 3 ou 4 $, la mise en place et la gestion est entièrement réalisée par Amazon. Les commandes affluent et même si vous remboursez 10$ par commande, il vous reste à chaque fois une marge confortable à ne rien faire.

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Notez que la carte est neutre, sans rapport avec le produit lui même. Il est possible que cette méthode touche des dizaines de produits différents et que de nombreux internautes se mettent à noter des matériels médiocres de cette manière pour se faire rembourser en partie. Vous pouvez donc changer de produit, relancer l’opération et continuer à gagner de l’argent avec des matériels qui, vendus dans des conditions normales, ne pourraient pas partir au prix demandé.

Ici, la publicité nécessaire à la visibilité du produit est payée par les internautes avec… leur propre argent. On touche, en quelque sorte, au sublime.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon © MiniMachines.net. 2020.

Zorin OS dévoile le dernier secret du HP DM1

Hervé a fait évoluer sa machine dans le temps. Le disque dur mécanique de 5400 tours des débuts a cédé sa place à un SSD plus véloce. La mémoire vive a également été améliorée et le bon vieil AMD E-350, malgré son âge continuait à rendre service. Et puis… Et puis il a été question de Windows 10…

HP_Pavilion_DM1_3130sf_004Et là malgré tous ses efforts, Hervé a pris conscience que l’engin ne pourrait pas tenir la distance d’un Windows 10 récent. Trop lent, trop pénible. Pour avoir voulu faire de même avec une machine du même ordre, le processeur graphique Radeon devient poussif, la mémoire vive boostée ne permet plus de compenser les besoins du système et l’ensemble devient inexploitable.

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Il fût un temps où l’on pouvait mettre à jour ses machines facilement

Que faire alors ? Hervé a fait comme beaucoup, il a été piocher dans le grand bouillon de culture du monde Linux pour trouver le système le plus adapté en 2020 pour un portable grand cru. Son choix s’est porté sur Zorin OS qu’il qualifie de “beau, stable et complet” dès son installation. Un système “parfait pour l’utilisateur Windows Lambda”. 

J’avoue ne pas bien connaitre Zorin OS mais la description qu’il m’en a faite me donne envie de réveiller quelques netbooks-zombies qui dorment sur mes étagères. Histoire de voir ce qu’ils ont encore dans le ventre avec cette formule de docteur Frankenstein. Le plus incroyable donc, c’est que pour une raison inconnue, Hervé décide de poser son HP DM1 sur la tranche après cette installation toute fraîche. Et là, surprise, il découvre ceci.

Cette machine de 2011, sans que cela ne soit indiqué nulle part, propose en interne un accéléromètre pour déterminer le sens de l’affichage de l’écran. HP n’en a pas parlé1 et les systèmes d’alors n’en tiraient pas parti sans qu’une implantation logicielle spécifique ne soit mise en place par le constructeur.

Il existait à la même époque des engins ayant un accéléromètre installé sur ce même secteur de machines, mais cela n’avait aucun sens d’en intégrer un dans un HP DM1 de 11.6″ de diagonale pour 1.6 Kg. Le plus étonnant, au final, c’est bien que ce soit le travail de développeurs bénévoles de systèmes Linux qui finisse par faire sortir cette information. C’est parce que Zorin OS a intégré un pilote générique de gestion des accéléromètres que l’engin a pu détecter son état et transmettre l’information au système.

Un détail pas si anodin si vous cherchez un système stable et efficace pour remplacer un Windows 7 qui vous aurait – malencontreusement – lâché.

Maj : Ricardo Stalmanu indique en commentaire que cette implantation cachée est une particularité des machines HP qui leur sert à détecter les chutes et à parquer les têtes de lecture des disques durs. 

Vous pouvez télécharger Zorin OS en suivant ce lien

Zorin OS dévoile le dernier secret du HP DM1 © MiniMachines.net. 2020.

Les MiniPC Brix de Gigabyte passent aux puces Comet Lake-U

Gigabyte poursuit son chemin sur la longue route Darwinienne des minimachines avec pas moins de quatre nouveaux MiniPC Brix équipés de puces Intel Comet Lake-U dans cette nouvelle édition 2020. 

MiniPC Brix
On retrouve donc les Brix BRi3H-10110, Brix BRi5H-10210, Brix BRi7H-10510 et pour finir le Brix BRi7H-10710. Quatre modèles de même format qui ne se distinguent réellement que par la puce embarquée dans chacun d’eux. Le nom de chaque modèle est suffisamment évocateur pour que l’on comprenne a quel type de processeur on a affaire. Core i3, i5 et deux modèles d’i7. 
L’entrée de gamme proposera donc un Core i3-10110U puis suivront les Core i5-10210U et Core i7-10510U pour finir par le Core i7-10710U. Autant de puces partageant le même TDP de 15 watts pour fonctionner.

MiniPC Brix

Vendus comme des barebones, c’est à dire a équipé de mémoire vive comme de stockage, ces MiniPC Brix proposent deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 pour un maximum de 64 Go. Le choix d’une unique baie d’extension 2.5″ SATA 3 est par conte étonnant pour le stockage. Les petits boîtiers ne proposeront pas de possibilité d’ajout d’un SSD au format M.2. Pas de PCIe NVMe ni même de SATA. Le seul slot disponible au format est un M.2 2230 qui sera peuplé de la carte Wifi5 et Bluetooth embarquée.

Tous les boîtiers mesurent 11.95 cm de large comme de côté pour 4.68 cm d’épaisseur. Ces engins sont conçus pour être accrochés en mode VESA derrière un écran de PC ou un téléviseur. 

MiniPC Brix

La connectique est assez complète avec en façade trois ports USB 3.2 Gen 2 type-A et un USB 3.2 Gen 2 Type-C ainsi qu’n port jack  audio 3.5 mm combinant entrée micro et sortie casque. 

A l’arrière on retrouve deux ports HDMI 2.0, deux ports USB 3.2 Gen 2, un port Ethernet Gigabit et l’arrivée d’alimentation des Brix. Sur le côté on retrouve un port série RS232 et un antivol Kensington lock.

MiniPC Brix

Les nouveaux MiniPC Brix 2020 sont donc très standards… peut être trop ? Je ne vois pas bien ce que cette nouvelle génération de Brix apporte de neuf au marché. Les compétences sont là, les engins auront de belles possibilités de calcul et l’arrivée de ces puces de dixième génération devrait apporter plus de capacités aux stations. Cependant la concurrence propose des capacités identiques avec des machines de même gabarit. On ne connait pas encore le prix de ces engins mais je doute que la marque se batte vraiment sur les tarifs proposés. On devrait donc avoir un concurrent supplémentaire dans la liste des choix disponibles sur le marché. Mais un concurrent pas spécialement visible dans la ligne. 

MiniPC Brix

Le marché est quelque peu ronronnant alors qu’il comporte beaucoup d’acteurs. Il faudrait peut être chercher a proposer des fonctionnalités nouvelles, des évolutions intéressantes ou des nouveautés pour tenter d’y exister en 2020. Il est probable que Gigabyte joue ici la sécurité, et c’est peut être le meilleur choix a faire en ce début d’année. Un MiniPC capable de s’adresser aussi bien au marché des particuliers qu’à celui des professionnels. 

Mais à moyen terme il va falloir innover, proposer des machines plus complètes ou plus évolutives, des engins capables de se démarquer des autres pour continuer a exister sur ce créneau.

Source : Gigabyte et AndroidPC

Les MiniPC Brix de Gigabyte passent aux puces Comet Lake-U © MiniMachines.net. 2020.

Un écran 10.3″ HDMI à encre électronique… bien trop cher

Combien de fois on m’a contacté pour me demander une référence d’affichage de cette diagonale en encre électronique ? Depuis les premiers netbook 10″ ce sont des centaines de mails dans le genre que j’ai pu recevoir. Des utilisateurs qui cherchaient a remplacer un écran, neuf ou hors service, par une solution plus souple et moins fatigante pour leurs yeux. 

Il y a bien eu un creux dans cette demande à une époque mais avec l’apparition et la démocratisation des cartes type Raspberry Pi, ce type de mail est reparti encore plus fort qu’à l’époque de la bidouille massive des netbooks. Il ne se passe pas quinze jour sans que je reçoive un email pour guider dans l’achat d’un écran de ce type. L’idée étant la plupart du temps de construire un engin portable avec une belle surface d’affichage tout en ayant la possibilité d’installer le système de son choix dessus. Si il ne s’agissait que d’afficher des documents, une simple liseuse ferait sans doute l’affaire. Mais la volonté des utilisateurs va souvent bien au delà.

Cet écran Waveshare EINK-DISP-103, quand il a débarqué dans mon fil de veille m’a donc instantanément mis l’eau à la bouche. Belle diagonale de 10.3″ en 1872 x 1404 pixels, soit une résolution de 225 DPI et une gestion de 16 niveaux de gris. Une base exceptionnelle pour de nombreux usages qui iraient de la lecture de document à l’affichage de données n’ayant pas besoin d’un énorme rafraîchissement.

Waveshare

Le clou de cette offre c’est l’entrée Mini HDMI qui sert a alimenter l’écran. Pas de port LVDS ou autre solution propriétaire, le Waveshare EINK-DISP-103 embarque sa propre carte de gestion de signal et il sera donc possible de l’utiliser avec n’importe quelle source compatible. Carte de développement, PC, netbook, portable ou autre, tout ce qui dispose d’une sortie HDMI pourra se connecter immédiatement à l’engin. On imagine déjà les bidouilles réalisables avec ce type de format 10″ et une Raspberry Pi. Des netbooks-like. L’objet a besoin d’une alimentation 5 volts et 3 ampères même si elle peut se contenter d’une arrivée en 1.5 ampère. La connectique d’alimentation est une prise MicroUSB.

Waveshare EINK-DISP-103Le châssis de l’écran est percé pour pouvoir glisser un stylo qui servira de béquille.

Le EINK-DISP-103 mesure 23.8 cm de large pour 18.7 cm de haut et 8.9 mm d’épaisseur. Le châssis est réalisé en aluminium usiné ce qui devrait permettre un assemblage robuste dans trop d’efforts.

Waveshare EINK-DISP-103

D’un point de vue fonctionnement, l’écran propose 3 modes différents accessible via une touche dédiée. Le Mode A2+ propose un rendu en mode de diffusion utilisant les algorithmes de Floyd-Steinberg qui permettent un affichage plus rapide en simulant des niveaux de gris. 

Le mode GC16 propose la totalité des 16 niveaux de gris natif de la dalle ce qui permet des affichages plus précis et réaliste. I lest a conseiller pour de la consultation d’images comme des photos ou des cartes. Le bémol étant que le rafraîchissement proposé est plus lent. Enfin le mode A2 qui n’utilise que du noir et du blanc mais qui permet d’afficher avec un rafraîchissement de 5 images par seconde. Une solution idéale pour piloter les données d’une station météo ou l’état d’un serveur.

Parfait pour une foule de projets ? Oui, l’objet est vraiment séduisant jusqu’à ce que l’on arrive au tarif demandé pour l’obtenir. Le EINK-DISP-103 est proposé à 539.99$ en précommande. Un tarif bien trop élevé pour donner envie a qui que ce soit de bricoler le moindre projet avec. Dommage, il y a un marché pour un affichage de ce type sur le segment DIY. Mias dans une version au tarif beaucoup plus sage.

Source : CNX Software

Un écran 10.3″ HDMI à encre électronique… bien trop cher © MiniMachines.net. 2020.

Compal Flex Book : un concept de machine à écran souple

Le Compal Flex Book propose un écran de 13.3″ de diagonale en mode portrait. Plié en deux grâce à une dalle souple, il se divise en deux affichages qui se superposent pour se transformer en un format de portable traditionnel. L’écran du bas joue le rôle de clavier tandis que celui du haut reste un écran classique. 

Flex Book

Le Flex book pourra bien entendu s’ouvrir totalement et se transformer alors en écran 13.3″ classique ou en tablette de grand format. Un clavier amovible est pensé pour se positionner sur l’écran du bas afin de retrouver une interface physique plus agréable que le tactile tout en permettant de piloter l’écran 13.3″ une fois déployé et positionné en face.

L’écran souple saurait prendre en compte à la fois le tactile capacitif calssique mais également les stylets actifs. Un détail intéressant pour ceux qui cherchent une solution à la fois compacte en mode portable mais également capable de proposer une belle surface pour dessiner en mode tablette. Telle qu’elle est présentée, la solution aurait beaucoup d’avantages.

Flex Book

Outre ces usages classiques de tablette et de pseudo-netbook, l’engin serait également capable de se comporter comme un livre et saurait afficher sur deux écrans séparés. Cela ferait du Flex Book un bon candidat pour un portage de Windows 10X… si le portable sort un jour. Ce qui n’est franchement pas gagné.

Flex Book

Beaucoup d’éléments me laissent à croire que ce type de produit est difficile à assumer pour Compal et encore plus pour ses partenaires. Ce type de produit est difficile à envisager comme un modèle confortable, commercialement parlant. L’engin coûtera cher, très cher à produire et à garantir dans la durée. Ce type d’écran souple avec une couche tactile et une prise en charge de stylet actif est peu produit. Mais c’est également peu valorisant pour une marque de passer par un ODM comme Compal pour ce genre de machine. Si un constructeur sort ce genre d’engin , vendu fort cher en général, c’est pour mettre l’accent sur les technologies qu’il maîtrise. Une manière de mettre en avant son savoir faire en tant que concepteur et constructeur. Passer par une société tierce pourra avoir du sens mais uniquement au moment où le prix se sera considérablement assagi pour ce type de machine. Quand ce type de dispositif deviendra plus commun, plus banal… ce qui n’est pas encore pour tout de suite.

Sources : Liliputing et IF Design

Compal Flex Book : un concept de machine à écran souple © MiniMachines.net. 2020.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech

La “reprise” au Wuhan ne se fait pas sans heurts, tout le personnel n’a pas pu retrouver le chemin du travail et beaucoup d’entreprises fonctionnent encore en sous régime. Les pièces détachées nécessaires au fonctionnement des entreprises ont du mal à circuler, des mesures drastiques concernant le personnel ont cours et beaucoup de procédures ralentissent le rythme habituel du pays.

First day of work, after the #covid19 quarantine! Let’s see how it goes. Temperature taking and registration, govt wants to keep track of everyone. pic.twitter.com/lkFMbua9s7

— Khadas (@khadas_official) February 17, 2020

Beaucoup d’entreprises ont d’ores et déjà annoncé un impact très significatif du virus sur leur chiffre d’affaire au premier trimestre. Dans la fabrication et l’assemblage, bien entendu, mais également dans la conception de produits électroniques. Ce qui impactera des sociétés Chinoises mais également beaucoup de compagnies Taiwanaises. La règle pour beaucoup de sociétés dans le monde des semi conducteurs est de travailler au maximum en flux tendu, le fait que cette crise brise le rythme de production décale d’autant leur mode de fonctionnement et va avoir des répercussions pendant une très longue période.

Les principaux impacts se feront ressentir du côté des ordinateurs portables. Ces derniers étant très majoritairement assemblés en Chine à partir de composants fabriqués en Chine et à Taiwan, ils seront parmi les plus touchés par la mise en quarantaine. Des sociétés d’assemblage comme Compal, Winstron ou Quanta ont bloqué la totalité de leurs fabrications pendant plus d’une semaine. Si les deux entreprises ont repris leurs activité, ce n’est toutefois pas au régime classique. alors qu’il faudrait rattraper un retard déjà énorme en augmentant la production, la plupart des unités de productions sont en large sous-régime. De 20 à 30% de la production prévue il y a 10 à 15 jours commence tout juste à sortir des sites d’assemblage. Une bonne partie de celle-ci ne trouve pas moyen de livrer ce qui est produit.

vide

Autre souci, un pourcentage important du personnel ne peut pas encore retrouver le chemin des sites de production, il reste confiné sur les différents lieux de vacances. L’épidémie étant advenue au pire moment pour la société chinoise avec un large déplacement de population dans le pays pour le nouvel an. Certains cherchent donc à embaucher de nouvelles têtes, ce qui signifie une période de formation préalable. Un certain retour à la normale devrait avoir lieu à la fin du mois lors des dernières levées de quarantaine mais pendant ce mois de Févier très peu des machines prévues seront sorties des entreprises du secteur. Entreprises qui assemblent des millions de machines chaque années pour une grande partie des marques internationales.

D’autres sociétés, plus robotisées et demandeuses de moins de personnel sont moins impactées en terme de main d’oeuvre en ce moment mais elles rencontrent d’autres soucis. Les usines de fabrication de composants, par exemple, sont toutes aussi coincées. D’abord le fonctionnement à flux tendu fait qu’ils n’ont plus de demande. Pas de portable à construire et moins de cartes à assembler équivaut à la mise au chômage technique des robots d’assemblage. Les problèmes d’approvisionnement en composants et matières premières commencent à se faire sentir. Leur carnet de commandes est en nette baisse avec des assembleurs qui ne peuvent rien assembler. Le résultat de ces mouvements se fera sentir plus tard dans l’année, probablement majoritairement au seconde trimestre, mais cela aura indéniablement un impact dans la durée.

Sur le secteur des smartphones et des tablettes le problème est identique. Suivant les constructeurs et les contrats, la fabrication des smartphones requiert plus ou moins de main d’oeuvre. Le haut de gamme a souvent recours à une fabrication très robotisée tandis que l’entrée de gamme ou les séries courtes font appel à des armées de personnels répétant des tâches simples. Les deux ne seront donc pas touchés de la même manière. Les produits les moins chers vont souffrir des soucis de recrutement et de pénurie de pièces détachées. Le haut de gamme aura surtout des soucis d’approvisionnement. Certains fournisseurs prévoient déjà que le retour à la normale ne se fera pas avant le second trimestre et qu’en attendant, c’est bien le bout du monde si ils peuvent fournir la moitié de leur production du début d’année. Sachant qu’en prime, même si ils ne partagent pas tous les mêmes composants, les grandes marques seront servies avant les plus petites. Si un fabricant de mémoire doit mettre une partie de son personnel sur ses machines, il visera les produits les plus rémunérateurs. Ceux qui équipent les produits haut de gamme de grande marque, avant les autres. D’abord parce que c’est plus rentable et ensuite parce que les contrats liés à la fourniture de ces produits peuvent passer chez un concurrent…

Des marques comme Xiaomi ou Huawei annoncent déjà des baisses de production de plus de 15% sur leurs smartphones. Apple pourrait voir sa production d’iPhone et d’iPad baisser de 10% puisque Foxconn est dans l’impasse sur une partie de son personnel.

Sur d’autres segments comme les composants de PC, la mémoire vive, les cartes mères ou cartes filles, les filières sont également affectées. Un secteur très marqué semble être celui des écrans LCD. La méthode chinoise d’implantation des usines souffre en ce moment de leur solution logique de regroupement. Les trois principaux fabricants d’écrans chinois sont tous réunis dans la même zone du Wuhan, la zone mise en quarantaine à cause du virus. Les entreprises tournent donc en large sous régime et la production est minimale. Les autres sociétés situées hors de cette zone sont également affectées car beaucoup de pièces détachées arrivent d’abord à Wuhan ou sont fabriquées sur place. Ainsi, même si la mise en quarantaine ne les concernait pas, elles sont également en pénurie de composants. Certaines ont décidé de repousser les vacances du 10 au 17 suivant les recommandations de l’état même si elles n’étaient pas forcées de le faire.

De secousses sont donc à craindre en terme de prix et de disponibilités sur toute cette fin de premier trimestre et probablement jusqu’à la fin du second et peut être même au troisième. Face à une production en berne, les prix vont probablement augmenter en sortie d’usine, ce qui impactera logiquement toute la chaîne.

Le drame de ce Coronavirus est avant tout humain avec de nombreux décès sur place mais pour beaucoup de mes contacts, ce premier drame est amplifié par la double peine subie par les populations locales. Des gens qui vont perdre leur travail, des investisseurs qui fuient la zone, des actionnaires papillonnant vers d’autres horizons… Des situations locales très compliquées, surtout au Wuhan et un bout du tunnel que personne ne voit encore très clairement. Certains me parlent d’une double peine avec un problème de santé immédiat mais également un problème économique qui risque de faire beaucoup de dégâts dans la durée. La hausse des tarifs semble bien dérisoire à côté de ces préoccupations, pourtant c’est probablement ce qui nous impactera le plus dans les mois à venir en France comme en Europe.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech © MiniMachines.net. 2020.

Rotary Cellphone : Enfin un téléphone original (DIY)

L’idée de base du Rotary Cellphone, c’est l’envie de bricoler un truc. A la lecture de son petit pitch d’intro, je reconnais mes propres envies dans le genre. On a des composants sous la main, on croise une publication en ligne, un alignement de planètes se met en place dans son cerveau et paf, il se dessine une idée sortie de nulle part. On assemble tout ce que l’on peut au petit bonheur en étant soit même étonné que cela puisse marcher. Au final, on injecte beaucoup plus de temps et d’énergie que prévu et cela fonctionne. Cela ne sert souvent pas à grand chose mais cela fonctionne.

Rotary Cellphone

Le Rotary Cellphone est un peu plus que cela. C’est un téléphone à part entière mais qui emploie un cadran rotatif comme les vieux appareils du dernier millénaire au lieu d’une interface tactile. Une idée farfelue quand la plupart des solutions sédentaires emploient elles-même un système de chiffres à boutons mais qui devient complètement hors du temps quand on pense que cet objet est un téléphone portable.

Rotary Cellphone

Le premier prototype

Justine Haupt défend son idée en expliquant que les smartphone tactiles classiques sont ennuyeux, qu’ils volent trop de temps et que la plupart des gens ne comprennent absolument pas comment ils fonctionnent. Sans compter qu’ils n’ont aucun contrôle dessus. Ce qui est absolument vrai. L’ingénieure utilisait d’ailleurs un flip-phone basique avant d’utiliser ce modèle maison. Un bon moyen de ne pas se polluer l’esprit avec des  notifications inutiles.

Rotary Cellphone

Un autre prototype

Bref, le Rotary Cellphone est un téléphone qui ne propose pas de fonctions extravagantes, juste le passage d’appel et un petit écran à encre numérique pour avoir des informations supplémentaires. Les numéros classiques sont à numéroter avec le petit cadran rotatif. Les numéros les plus importants sont à appeler via des boutons physiques. On peut donc facilement joindre un proche ou son travail en programmant les touches disposées sur l’appareil pour numéroter automatiquement sa ligne.

Rotary Cellphone

Plusieurs éléments sont intéressants dans sa réalisation. Le premier est qu’il s’agit d’un design complètement partagé. Tous les éléments nécessaires à la réalisation de ce projet sont proposés : Les fichiers de design, les schémas électroniques, le code, les éléments à imprimer mais également des indications concernant la fabrication, tout est disponible en ligne.

Rotary Cellphone

Un autre prototype avec écran à encre numérique : “Live free or die”. J’espère qu’elle a changé de numéro !

Rotary CellphoneRotary CellphoneRotary Cellphone

La version finale passe à un écran à encre numérique souple de 2.13″ qui se positionne à l’arrière de l’appareil. Il permet de voir les appels manqués et d’autres informations sur la partie arrière du Rotary Cellphone. Le dos pourra afficher d’autres informations. Le coeur de l’appareil est un récepteur Fona 3G de Adafruit qui permet de passer ses appels et de recevoir des SMS mais également de profiter d’éventuels ajouts de services via internet en 3G.

Rotary Cellphone

Au final l’objet est à la fois original et élégamment construit. Il permet de passer des appels simplement tout en ayant le temps de réfléchir à deux fois avant leur pertinence. Le temps de faire défiler le cadran pour un numéro US et leurs 10 chiffres…

Bref, j’adore.

 

 

Rotary Cellphone : Enfin un téléphone original (DIY) © MiniMachines.net. 2020.

Nvidia lance les GeForce MX330 et MX350

C’est la réponse très logique de Nvidia aux évolutions récentes du marché des processeurs. Le lancement – aussi discret soit t-il – des GeForce MX330 et MX350 permet de conserver l’avantage face aux solutions intégrées d’Intel. 

GeForce MX330

Les deux puces sont issues de l’architecture Pascal de Nvidia et prennent la suite des séries MX200 de l’année dernière. Cette mise à jour pourra donc être qualifiée de “mineure” puisque Nvidia n’a pas vraiment cherché à profiter de ses dernières avancées en terme de processeur graphique. Cette génération d’architecture date de 2016 et semble loin des solutions Turing les plus récentes.

Il faut comprendre l’enjeu pour Nvidia. Les séries MX330 et MX350 ne sont pas des circuits destinés à produire des machines haut  de gamme. Ce sont des solutions quasiment diplomatiques pour la marque. Ils ne servent qu’a tenir en laisse l’appétit d’Intel sur ce marché de l’entrée de gamme. Créer un distinguo commercial entre une solution 100% Intel  et une solution “Nvidia Inside” pour les marques. Les performances entre les solutions de chipsets graphiques embarqués Intel et les puces  Nvidia MX sont parfois assez proches en terme de performances. Mais la présence du logo Nvidia et de l’appellation GeForce ont quelque chose de rassurant auprès du grand public. 

Nvidia n’a donc pas besoin de proposer quelque chose de réellement beaucoup plus performant que le modèle précédent. Bouger un peu les curseurs suffit à remonter la barre assez haut pour contrer les nouvelles propositions d’Intel. Ce jeu de chat et de la souris entre les puces n’a aucun intérêt à aller trop vite pour Nvidia. La marque doit maintenir son offre sur un segment situé entre les chipsets intégrés aux processeurs et ses propres circuits dédiés plus haut de gamme à destination des portables.

GeForce MX350

Les MX330 et MX350 fonctionneront avec un TDP de de 25 watts et pourront donc être intégrés dans des engins assez fins. Les solutions pourront se contenter de 2 Go de GDDR5 seulement, ce qui les rendra accessibles. Enfin, elles prendront en charge la technologie Optimus de Nvidia pour basculer automatiquement de la solution graphique Intel à l’emploi de leurs propres composants suivant les besoins de l’utilisateur.

La version GeForce MX330 est une mise à jour du MX230 de l’année dernière. Avec 384 coeurs CUDA contre 256 pour le précédent modèle. Le nombre d’unités de texture passe de 16 à 24 et les fréquences évoluent également quelque peu. On passe d’une fréquence de base de 1519 MHz à 1531… et d’une fréquence de Boost de 1582 à 1594 MHz. On ne peut pas dire que l’offre révolutionne la précédente, il s’agit juste d’un léger coup d’accélérateur. Nvidia la situe comme deux fois plus rapide que ce que propose une puce Intel Ice Lake.

Le GeForce MX350 est plus ambitieux, il se rapproche des solutions entrée de gamme des GeForce classiques sans être toutefois à leur niveau. Le nombre de coeur CUDA passe à 640. 32 unités de textures sont présentes et les fréquences oscillent de 1354 à 1468 MHz. Cette puce compte 3.3 milliards de transistors. Pour rappel, les MX230, MX250 et MX330 ne dépassent pas les 2 milliards de transistors. La puce se distingue également par sa taille puisqu’elle est significativement plus imposante que les précédentes. Elle ne proposera toutefois pas beaucoup plus de performances que la MX330 avec une estimation de 2.5 fois plus que ce que propose la même solution Intel Ice Lake.

Cela ne veut pas dire que les performances seront faibles, les solutions présentées ici devraient permettre de retrouver une jouabilité 3D en FullHD convenable et, bien sur, la possibilité de profiter d’un excellent support de décodage vidéo en plus des améliorations de calcul apportées par les cœurs CUDA au sein de nombreux logiciels de création. Les premiers tests situent le MX350 au dessus d’une GeForce GTX 960M. Un score respectable pour une solution située dans un TDP de 25 watts.

On imagine que le prochain mouvement de Nvidia sera conçu pour répondre aux promesses d’Intel et de ses futurs circuits graphiques Xe DG1 intégrés à Tiger Lake. Plus hautes seront les performances de la solution Intel, plus les futurs GeForce MX seront puissants. La marque a encore suffisamment de réserve pour proposer des modèles de puces situés dans cet entre deux du circuit intégré aux solutions Intel et ses puces plus haut de gamme. Il lui suffira de changer d’architecture, choisir une solution Turing par exemple, pour proposer un niveau de performances toujours adapté aux évolutions de la concurrence.

Source : Nvidia

Nvidia lance les GeForce MX330 et MX350 © MiniMachines.net. 2020.

Compal Envision : un dernier concept pour la route ?

Si on a pu croiser les Compal Duo360 et Duo360 X il y a quelques jours, la marque a également proposé un second modèle de portable double écrans à l’IF Design. Il s’agit du Compal Envision, un modèle de 13.5″ de diagonale qui fonctionne avec un dock clavier.

Compal Envision

On retrouve un engin à deux écrans de 13.5″ assemblés autour d’une charnière s’ouvrant sur 360°. Le Compal Envision pourra donc s’utiliser en mode tablette, en portable presque classique et en mode “tente” pour se retrouver à deux face à face autour des écrans tactiles. Des affichages qui proposeront aussi bien un support capacitif que la prise en charge d’un stylet, ce qui permettra de les utiliser de nombreuses manières différentes.

Compal Envision

Le Compal Envision ne se distingue donc pas vraiment des autres machines du genre, à priori. Le secret de cette proposition réside dans le dock-clavier fourni. Un objet qui ne s’utilisera qu’en mode sédentaire puisqu’il proposera de positionner la machine “debout”. C’est à dire en positionnant les deux écrans face à vous dans un ajustement presque vertical. L’écran du bas se positionne dans un angle de 45° tandis que l’écran du haut se retrouve face à vous à 90°.

Cela permet de retrouver une disposition double écran originale, même si on imagine assez mal ce genre de solution en mobilité. C’est plus un dock clavier à conserver dans son sac et à sortir une fois arrivé au bureau ou chez soi mais qu’on imagine mal sortir dans un café ou à sa place de train. Pour ces usages là, le format double écran sera plus évident même si la perte du clavier physique ne sera pas des plus pratique. Le dock du Envision se positionne sous la machine une fois repliée pour un transport facilité, le stylet par contre n’a pas trouvé sa place dans l’engin. 

Ce type de solution peut avoir du sens pour des usages précis de  sa machine mais cela reste très spécialisé. Je ne  suis pas sur que le confort soit forcément au rendez vous avec ce type de disposition. Autre questionnement, quelle sera l’autonomie de l’ensemble ? Avec deux écrans tactiles de 13.5″ IPS, une batterie aurait fort à faire pour proposer un usage au long cours.

Bref, cet engin est encore une fois un concept, Compal le propose mais je ne suis pas certain, encore une fois, qu’il puisse trouver un débouché commercial.

Source : Liliputing

Compal Envision : un dernier concept pour la route ? © MiniMachines.net. 2020.

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now

Cela fait des années que Activision Blizzard est partenaire de Nvidia pour le développement et le beta test de GeForce Now. Des années de travail en partenariat avec une optimisation main dans la main des titres de l’éditeur pour qu’ils tournent en streaming sur cette solution. Pourtant, une semaine après l’ouverture commerciale officielle du service, le catalogue complet en est retiré.

Blizzard

En clair, cela veut dire que si vous avez acheté un jeu signé Activision Blizzard, vous ne pourrez pas le faire tourner en streaming sur l’offre GeForce Now. Le service sera techniquement capable de le faire tourner, ce n’est pas un problème technique, mais le jeu ne sera pas reconnu par le système et ne voudra pas  se lancer en streaming. Nvidia précise qu’actuellement une liste de 1500 jeux compatibles avec le système fonctionnent mais, pour des raisons de droits des titres comme Starcraft 2, Overwatch ou Call of Duty, ne seront plus exécutables au travers de cette plateforme.

Tout cela ressemble franchement au début d’un bras de fer entre l’éditeur et Nvidia au sujet du fonctionnement de ce service ou peut être un moyen pour Activision Blizzard de faire valoir certains points. Je ne pense pas qu’il y ait de volonté financière puisque, pour rappel, l’utilisation de GeForce Now ne dispense pas de payer une licence de chaque jeu. Qu’un titre comme World of Warcraft soit acheté en boutique physique ou en ligne sur Battle.net, il faudra bien l’acheter pour y jouer sur le système de Nvidia. Les royalties seront donc versées à l’éditeur quoi qu’il advienne.

En privant Nvidia de ses titres, Activision Blizzard perd donc en pratique des clients potentiels. Des gens qui comptent sur une solution GeForce Now pour lancer de temps en temps une partie au gré des sorties de DLC par exemple. Une fois la licence vendue, on pourrait penser que les développeurs se fichent un peu de savoir comment le joueur va jouer.

Google Stadia

Mais en ce moment les éditeurs ont une carte à jouer auprès d’autres instances que Nvidia. Avec les lancements des services Google Stadia et l’arrivée prochaine du xCloud de Microsoft. Avec la montée des offres comme l’Epic Game Store en concurrent de Steam… Les éditeurs ont peut être compris qu’ils étaient en position de force dans ce nouveau schéma de distribution de jeux. De quoi renégocier les parts des distributeurs, de quoi proposer des exclusivités à un service en échange de plus de retombées, de visibilité ou de partenariats.

Reste à savoir ce qu’en pensera le public… Car ce genre d’annonce pourrait tout simplement saborder les ambitions des services de streaming de jeu. Imaginez que vous ayez souscrit un mois à GeForce Now pour rejouer à World of Warcraft par exemple. Si, sans prévenir, le titre disparaît de l’offre, quelle sera votre regard sur ce type de service ? Exactement le même que sur celui d’un site comme Netflix ou Amazon Prime Video qui fait sauter une série de son catalogue alors que vous étiez en train de la suivre. Beaucoup restent tout de même accrochés à leur abonnement à un service comme Netflix car le contenu est énorme… Mais également parce que l’habitude a été prise d’utiliser ce genre de solution.

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Mais si l’industrie démarre l’offre de streaming de jeu avec une valse d’éditeurs et la disparition pure et simple de catalogues complets de jeux… pas sûr que les clients potentiels y voient un très bon signe. Non seulement pour le GeForce Now de Nvidia, mais également pour tous les autres services de ce type. Personne n’a envie de s’abonner à trois ou quatre services de ce genre pour être sûr de pouvoir jouer à tous ses jeux. Le public veut des engagements, pouvoir avoir confiance en ces offres. Qui va prendre l’option Google Stadia si le Microsoft xCloud peut financer une exclusivité du jour au lendemain ? Qui fera confiance à ce xCloud si Nvidia assure une distribution de catalogue avec ses ventes de cartes graphiques ?

Le risque le plus évident est que cette guerre fasse plus de victimes que de gagnants… en brisant net tout début de confiance dans ces services. 

 

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now © MiniMachines.net. 2020.

BMax B1 : un MiniPC entrée de gamme sous Celeron N3060

Après les BMax B3 Plus et le BMax B4 Pro, voici le BMax B1. Une machine moins performante mais plus abordable que la marque distribue plus largement notamment en France via Amazon

Bmax

Le BMax B1 est un MiniPc très classique de 12 cm de large sur autant de profondeur et 3.2 cm d’épaisseur. Il propose un Celeron N3060 dissipé sans ventilation, une puce très entrée de gamme en double coeur cadencé de 1.6 à 2.48 GHz associé à 4 Go de mémoire cache et 64 Go de stockage eMMC. Le petit boitier propose une trappe d’accès à un SSD M.2 2280 SATA pour faire évoluer le stockage de base pour une solution de plus grande capacité.

Bmax

Ce trio n’offrira pas de performances miraculeuses mais une base juste suffisante pour des usages de surf, de bureautique  et de multimédia. Les usages plus poussés de retouche photo ou de création sont à proscrire, non pas que la puce soit incapable d’en venir à bout mais bien parce que l’usage sera lent et désagréable avec ce type de solution. 

De fait, le BMax B1 sera apte à piloter une solution multimédia basique pour afficher sur un grand écran de télévision films et séries. Une solution viable en local ou en streaming et compatible avec les offres type Netflix. En FullHD ou en UltraHD grâce à sa sortie HDMI 1.4a, il proposera une expérience . C’est également une solution compatible avec les offres de jeu en ligne comme GeForce Now ou en streaming local via Steam BigPicture par exemple.

Bmax

La connectique propose une sortie vidéo HDMI 1.4a et un port VGA, quatre ports USB Type-A dont dont en USB 3.0. Une prise jack audio 3.5 mm stéréo et un port Ethernet Gigabit. La machine embarque également un lecteur de cartes MicroSDXC. Un wifi5 et du Bluetooth 4.2 sont également disponibles.

Bmax

Le BMax B1 est livré avec un petit support VESA pour s’accrocher facilement au dos d’un écran ou sur un meuble. Une solution qui pourrait donc trouver sa place pour un usage type “webcafé” ou autre du même genre.

Proposé à 139.99€ sur Amazon, cet engin a surtout pour lui une livraison très rapide. Des engins comme le Kodlix GN41 ou le Chuwi Herobox N4100 sont plus intéressants et mieux équipés quoi que légèrement plus chers et surtout livré en 10 à 15 jours et non pas en 48 heures. Le MiniPC Acute Angle sous Celeron N3450 sera également plus intéressant avec 8 Go de mémoire vive, 64 Go de eMMC et un SSD de 128 Go pour moins de 150€. Il bénéficie d’une meilleure connectique et permettra beaucoup plus d’usages. Mais il ne sera évidemment pas livré avant au moins 10 jours.

BMax B1 : un MiniPC entrée de gamme sous Celeron N3060 © MiniMachines.net. 2020.

Une “Wonder bar” pour le futur Windows 10X

Windows 10X est, pour le moment encore, un projet très flou chez Microsoft et il est difficile d’en parler de manière pertinente. A proprement parler, le système est censé être une solution dérivée de Windows 10 qui reprendrait la même interface de base. Mais ce système pensé pour les machines à double écrans comme les Microsoft Duo et Neo a subi pas mal de changements.


L’éditeur indique, par exemple, avoir travaillé sur la gestion de la consommation des applications pour limiter leur impact sur l’autonomie des machines. Un système de containers serait employé aussi bien pour les logiciels classiques que les logiciels UWP de son Store. Beaucoup d’éléments ergonomiques seraient également en mutation sur ce système spécialisé. C’est encore très flou mais on sent un gros travail d’adaptation au concept du double affichage. Les éléments de gestion du clavier virtuel comme du cover clavier aperçus dans le Surface Neo par exemple, découlent de ces évolutions de Windows 10X.

Microsoft Surface Neo

L’idée de base est de pouvoir piloter les deux écrans en parallèle et de trouver du sens à la proposition. Vous pourrez profiter d’une application sur un écran, la déplacer vers un autre ou partager des applications complémentaires sur les deux écrans. Il sera également possible de positionner un clavier physique sur un des écrans grâce à une attache magnétique et de profiter d’une frappe plus classique. 

Microsoft Surface Neo

Un détail cependant, ce clavier dédié pourra s’utiliser de deux manières. En le déplaçant vers le haut de l’affichage pour laisser apparaître un pavé tactile. Ou en le déplaçant vers le bas de l’écran pour afficher des raccourcis sur le haut du dispositif. Cela fera apparaître une sorte de barre de raccourcis et de navigation au dessus du clavier. 

Cette zone de pilotage tactile dédiée est désormais appelée “Wonder Bar” par Microsoft. Elle sera au coeur de l’expérience Windows 10X et sera ouverte aux développeurs pour qu’ils puissent porter leurs applications dessus. On retrouvera ainsi le format d’un netbook classique avec un vrai clavier et un petit écran accompagné d’un format qui permettra de trouver des raccourcis ou des outils adaptés à chaque usage.

On retrouvera ainsi la possibilité de retrouver des outils dédiés aux programmes en premier plan. Par exemple une zone tactile pour signer des documents, un raccourci vers des formules ou des copiés-collés. Une zone de contrôle multimédia, une calculatrice, un suivi des ressources de l’engin… A l’ouverture d’un navigateur, on pourra retrouver ses favoris, une information de sécurité ou autres fonctions d’accompagnement. Un logiciel de retouches photos déportera des outils de manipulation d’image. Un éditeur sonore fera apparaître une zone de navigation dans le son… etc. De quoi profiter d’une surface maximale pour travailler sur l’écran supérieur.

On peut également imaginer des applications déportées comme une solution de vidéo conférence qui afficherait un retour de votre propre flux dans cette zone. L’ouverture d’une zone de correction orthographique et grammaticale sur cette Wonder Bar pendant que son logiciel de traitement de texte s’affiche en plein écran au dessus.

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Dell concept Duet

Reste à savoir ce que Windows proposera pour Windows 10 tout court car ces derniers temps les constructeurs se sont montrés particulièrement interessés par les systèmes à double écran. Il est bien entendu possible de considérer ce second affichage comme un écran secondaire classique. Mais Microsoft pousserait son avantage à proposer une ergonomie particulière à ces solutions. Si il semble bien entendu avantageux pour l’éditeur de conserver sa Wonder Bar pour Windows 10X et sa solution Neo, une meilleure gestion des systèmes de double affichage serait un plus pour Microsoft.

Asus Zenbook Duo

Asus Zenbook Duo

D’autant que si l’éditeur ne s’y attelle pas, il y aura surement rapidement un studio de développement pour prendre la relève et proposer une solution alternative. Rien n’empêche évidemment de créer des profils spécifiques pour des programmes afin de les déployer sur un écran secondaire. On imagine ainsi facilement une application qui déporterait les outils de retouches photos d’un programme vers une barre de ce type et qui proposerait ainsi pour chaque application reconnue divers scénarios d’emploi de cette zone tactile.

Reste que le système Wonder Bar pourrait être un argument clé pour les propositions Surface Neo et les faire apparaitre dans des produits concurrents n’est peut être pas envisagé si aisément par Microsoft.

Une “Wonder bar” pour le futur Windows 10X © MiniMachines.net. 2020.

Atari ajoute une licence WonderOS à la Atari VCS

Le but premier de la société Wonder fondée en 2016 était de fabriquer un smartphone, un engin à ses couleurs piloté par WonderOS, son propre système. Une solution qui aurait permis à la start-up d’engranger des bénéfices en vendant ses propres matériels tout en montrant l’intérêt de son dispositif. En 2017 donc, la société annonce cette ambition pour la sortie d’un smartphone Wonder pour le début de l’année 2018.

Wonder

Hélas, début 2020 aucun smartphone n’est sorti et aucune mention dudit smartphone n’apparaît plus sur les pages de la société. Aujourd’hui, Wonder promet la sortie d’une manette de jeu et d’un dock. La marque met en avant WonderOS comme une solution de jeu universelle.

Atari vient donc de s’offrir une licence WonderOS pour étendre les possibilités de son Atari VCS. Une bonne idée car si l’on en croit le site de Wonder, le système est assez pertinent pour un engin de ce genre. Basé sur Android, il s’agit d’une solution qui unifie diverses plateformes de jeu. L’idée est de les agréger et de les centraliser tout en les servant au travers d’une interface qui unifie leur présentation.

Wonder OS

WonderOS permet de jouer à des jeux Android évidemment, mais aussi à des jeux rétro et des jeux PC au travers d’un service de streaming comme ce que propose Nvidia et GeForce Now. En gros, le service unifie ces différentes interfaces et offre la possibilité de lancer aussi bien un Star Wars BattleFront qu’un Clash Royale ou un bon vieux Street Fighter Arcade.

Atari-VCS-Family

On imagine bien l’intérêt pour Atari et sa solution VCS d’apporter tout cet écosystème de jeu. Non seulement cela ouvre la voie à des titres performants mais cela fournit également une communauté “clé en main” à la marque. WonderOS permet en effet de créer des avatars de joueurs et d’ajouter ses amis sur la plateforme. De voir à quoi ils jouent, de les suivre et même de regarder leurs parties en cours si ils les diffusent. Ces derniers pourront également regarder vos streams si vous décidez de publier vos parties. Enfin, vous pouvez comparer vos niveaux, vos heures de jeux et autres au travers un système de statistiques. 

La VCS pourrait donc offrir tous ces services, d’un seul coup, sur sa plateforme grâce à WonderOS.

Reste quelques questions en suspens… WonderOS est, comme son nom l’indique, un système d’exploitation. Ce qui veut dire qu’il faudrait utiliser ce système spécifiquement pour exploiter ces fonctionnalités. Passer la solution Ryzen embarquée par la VCS sous Android puis lancer ses applications au travers : Que ce soit les jeux Android ou le Streaming, tout serait piloté d’abord par un Android.

Pour les jeux Android, cela pose une question de légitimité par rapport à Google. Est-ce que WonderOS aura droit à un accès au Play Store ou est-ce qu’il faudra que les éditeurs publient leurs jeux sur le catalogue spécifique de la marque ? On a vu par le passé que des expériences similaires d’OS “Android” étaient très dépendantes du bon vouloir de Google. On se souvient du sort de RemixOS mort quelque temps après le refus de Google de laisser son Play Store actif sur le système.

Wonder

C’est le premier problème pour WonderOS, toujours en bêta et prévu pour fonctionner jusqu’alors sur des smartphones. Le système n’est pas disponible et aucun constructeur ne semble l’avoir intégré sur aucun produit actuel. La marque promet aux fabricants un moyen  pour se différencier. On imagine que l’idée de Wonder est d’approcher un constructeur  comme Samsung ou Xiaomi et de lui vendre sa technologie à ajouter à sa propre surcouche pour permettre à ses clients de jouer. Mais il s’agit pour le moment d’un vœu pieu. Personne ne semble avoir signé avec l’éditeur.

Cet OS a été conçu pour fonctionner sur des smartphones commerciaux mais qu’en sera t-il d’une solution type PC ? Est-ce que la Atari VCS, qui est une plateforme stable et unique, pourrait profiter de ce nouvel ajout logiciel et ainsi obtenir un accès au Google Store ? C’est possible en théorie mais il faudra convaincre Google de la pertinence de cette offre. Le moteur de recherche ayant tendance à pousser ce type de solution matérielle vers la version Android TV de son système d’exploitation.

Wonder

Autre questionnement, WonderOS promet du streaming de jeu PC mais au travers de quelle plateforme ? La promesse est alléchante mais là où Nvidia propose une infrastructure complète avec ses propres serveurs et une technologie maîtrisée de bout en bout grâce à GeForce Now, Wonder ne propose rien de concret. Les jeux PC en streaming comme Star Wars BattleFront, NBA2K16, Prey ou Rocket League mis en avant sur ses pages doivent bien tourner quelque part ? Est-ce un service qui permettra de les faire tourner depuis son propre PC ou est-ce qu’il faudra s’abonner à un service extérieur comme ce que propose Nvidia ? Si il s’agit d’un système de streaming serveur, quels sont t-ils ? Quelle technologie est employée ? Quel déploiement est opéré ? Si il s’agit d’un service de streaming local, quelle différence avec l’offre gratuite de Steam sur Android par exemple ? Ou ce que proposent les système de streaming d’AMD ou de Nvidia inclus dans les offres de cartes graphiques commerciales ?

Enfin, Wonder met en avant des titres étranges comme Red Dead Redemption… Un jeu uniquement sorti par Rockstar Games sur Playstation et XBox. Par quel biais le système arrive t-il a faire fonctionner ce titre sur un système Android ? Quels partenariats l’éditeur a t-il signé avec Rockstar Games pour cette promesse ?

Wonder

WonderOS sera gratuit, c’est ce que l’on peut lire sur leur site. Il faut ensuite acheter ses jeux au travers de leur plateforme et on comprend que c’est ici que le système est censé se rémunérer. Chaque jeu acheté par un particulier reversera un pourcentage à Wonder. Ce système n’est viable que parce qu’il est gratuit et que tout un chacun pourra peut être l’ajouter un jour à son propre dispositif. Ce type de service ne fonctionne que si une masse conséquente de joueurs s’y abonne ce qui passe forcément parla gratuité de son installation. Atari propose donc encore une fois l’ajout d’un service déjà gratuit à son offre. Les éléments secondaires comme le streaming de jeu, les offres de jeux premium et autres ne seront accessibles que sur abonnement. 

Le partenariat ainsi engagé ressemble donc à un portage de WonderOS sur la VCS avec deux objectifs à court terme.

Wonder

Pour Wonder c’est l’occasion de faire parler de sa solution et peut être avoir enfin un moyen d’engranger des bénéfices. Pour le moment Wonder ne semble pas avoir trouvé la moindre solution pour sortir un produit, nouer un partenariat avec un constructeur ou gagner le moindre centime. A ce jour, aucun particulier n’a pu installer Wonder OS. Les docks et manettes de jeux ne sont pas commercialisés sur leur site. Leur seul moyen de gagner de l’argent semble être la vente de casquettes et de T-Shirts à leurs couleurs…

Wonder

Ce n’est pas que cela ne m’inspira pas confiance… Mais une startup de 2016 qui 4 ans plus tard n’a toujours rien proposé et qui se lance dans la vente de fringues avec un logo totalement inconnu du grand public, cela ne ressemble pas à une extraordinaire réussite.

Atari Logo

Pour Atari, cela permet d’ouvrir une porte sur le jeu mobile sur sa console tout en offrant un écosystème aux joueurs et la possibilité de lancer des jeux PC en streaming. Cela permet surtout de vendre cette idée puisque, pour le moment, je ne vois pas bien ce qui pourra en sortir de réellement efficient. Je ne sais pas si le système est viable ou non, je ne sais pas si il dispose d’une infrastructure ou non. Pour le moment, Wonder ressemble tout de même à une start-up ayant eu une bonne idée mais n’ayant jamais trouvé le moindre levier pour la faire fructifier.

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L’ensemble me fait furieusement penser au précédent partenariat annoncé par la marque. Présenté par Atari comme un ajout majeur, le service de Antstream n’est en réalité que la signature d’un contrat classique. Promettre aux joueurs de pouvoir profiter sur la plateforme VCS d’un service que tout le monde peut déjà installer n’est pas franchement une vraie révolution. N’importe quel revendeur peut offrir la possibilité de jouer sur AntStream en collant un raccourci sur le bureau de votre smartphone ou de votre PC. AntStream et WonderOS reprennent d’ailleurs des mécaniques similaires : Jeu rétro et défis entre amis, communauté…

Atari met en avant comme un avantage ce qui ressemble surtout à un partenariat de service gratuit et accessible à chacun.

Et je crois bien que c’est cela au final, cette annonce d’Atari est la signature d’un mouvement de maître en marketing, une belle ceinture noire de bullshit-Jitsu. Atari met en avant comme un avantage ce qui ressemble surtout à un partenariat de service gratuit et accessible à chacun. Services qui n’auront de vrai intérêt qu’en payant un abonnement à court terme. Un peu comme si une marque de PC faisait un communiqué de presse à chaque fois qu’il installe un bloatware1 d’Antivirus, un lien vers un service en ligne ou un jeu “Free-to-Play” sur le bureau d’un nouveau PC.

Atari ajoute une licence WonderOS à la Atari VCS © MiniMachines.net. 2020.

Compal Gemini : Un 15.6″ qui se transforme en 17.8″

Après les solutions les plus légères, c’est au tour d’un 15.6″ de faire son apparition dans le catalogue du concours IF Design sous les couleurs de Compal. On a vu une flopée de machines débarquer ces deux dernières semaines mais celle-ci est la plus imposante que nous ayons pu croiser.


Compal Gemini
Le Compal Gemini est un 15.6″ à bordures fines. On ne connait pas ses dimensions exactes mais l’intérêt de ce concept est surtout dans la gestion de son affichage. Pour rappel, les machines présentées par la marque ces derniers jours ne sont pas des produits finis mais des idées à développer. Compal lance des bouteilles à la mer et si un partenaire est assez intéressé, il est possible que certaines finissent par être reprises telles quelles ou modifiées.

Compal Gemini

Amis gauchers on pense à vous.

Le Compal Gemini présente donc un premier écran 15.6″ tout ce qu’il y a de plus classique. Il est cependant disposé sur une charnière qui s’articule de manière originale. Sur la base de la partie clavier, on découvre un second écran positionné à plat au dessus du clavier qui est déporté vers le bas de l’appareil. Le pavé tactile est, quant à lui, déplacé sur la droite du clavier pour gommer tout le repose poignet. Cette solution que l’on a vu dans plusieurs designs par le passé permet d’avoir un écran secondaire qui fait toute la largeur du portable. Il peut se relever et s’additionner à l’affichage 15.6″ de base qui va se surélever via un support qui se déploie.

L’ensemble passe alors à 17.8″ avec une légère bordure de séparation là où les deux écrans se chevauchent.

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Tout cela rappelle la proposition d’Intel qu’est HoneyComb Glacier. Une solution où l’écran du bas porte l’écran du haut avec deux charnières en Z. Difficile de voir si ce genre de prototypes aura du sens un jour ou si il s’agit d’une simple lubie de la part d’Intel et Compal. Le coût de l’intégration de ce genre de solution pouvant être très élevé.

Source : Liliputing.

Compal Gemini : Un 15.6″ qui se transforme en 17.8″ © MiniMachines.net. 2020.

ARM Cortex-M55 : La tête sans les nuages

C’est un paradoxe à l’heure où l’on parle de 5G et de couverture de plus en plus complète pour se connecter partout et tout le temps au réseau… mais une des volontés affichées de ARM pour ses SoC est de proposer des solutions capables de seconder une intelligence artificielle en dehors du Cloud. Travailler directement au coeur des machines pour éviter d’être dépendant d’un service externe.

Cortex-M55

ARM travaille dans ce sens depuis quelque temps tout comme le font Apple et Google d’un point de vue logiciel. Deux nouvelles solutions sont prévues chez le designer avec l’ARM Cortex-M55 et le Ethos-U55.

Le but de cette technologie de Edge AI est de se passer de toute connexion pour certaines applications. Pas besoin d’aller exécuter des calculs sur un serveur distant, tout se passe sur la machine qui embarque les solutions ARM, ce qui a de nombreux avantages. Votre solution pourra fonctionner même coupée de toute connexion, perdue au milieu d’un parc naturel ou dans un sous-sol. Elle sera 100% autonome, ne nécessitant qu’une alimentation en énergie pour être efficace. Les éléments les plus sensibles, comme par exemple des identifications biométriques complexes, pourront se faire totalement en interne. Sans risque de fuite sur le réseau. Enfin, ces solutions pourront surtout équiper des produits différents des produits habituels que sont les tablettes ou les smartphones. Des objets pour lesquels il n’est pas essentiel, voire beaucoup plus économique de ne pas avoir à les connecter en permanence à un réseau.

Cortex-M55

ARM imagine son Cortex-M55 comme une solution particulièrement adaptée à l’Internet des Objets. On imagine des éléments industriels dont les puces pourraient être entraînées à résoudre une tâche précise. Des caméras capables de reconnaître des personnes comme légitimes dans un environnement précis. Identifier une personne ne portant pas un équipement de sécurité indispensable et refuser d’ouvrir une porte dangereuse dans ce cas. Alerter en cas de détection d’une présence non reconnue, donner des consignes de sécurité si on oublie de porter un masque par exemple.

D’autres services peuvent s’imaginer. Une solution puce qui établira des schémas d’usage classiques, jour par jour, pour un outil partagé. On imagine, par exemple, un programme qui permettrait à un ascenseur de déterminer heure par heure à quel étage il doit se de positionner suivant les besoins moyens des utilisateurs sur une période roulante de 15 jours. Un ascenseur ainsi capable de changer de programme de manière autonome si le bâtiment venait à modifier sa configuration par exemple. Se positionnant toujours là où, en moyenne, on a le plus besoin de lui au bon moment de la journée.

Cortex-M55

Le Cortex-M55 est le dernier né de cette gamme chez le concepteur de puces, il est censé offrir des performances 15 fois supérieures en Machine Learning et 5 fois supérieures en acquisition de signaux numériques que la précédente génération. Le Ethos-U55 est un processeur secondaire de type NPU1. Il apportera plus d’efficacité aux Cortex-M passés et annoncés. Il les secondera dans leurs calculs et permettra ainsi à un Cortex-M55 d’être jusqu’à 32 fois plus rapide. Le duo serait ainsi 480 fois plus efficace que la génération actuelle pour le même type de calcul.

La meilleure gestion des entrées de données permettra également de plus amples usages de ces technologies. Actuellement, les puces gèrent souvent qu’un petit flux de données sans avoir recours au réseau. Une empreinte digitale par exemple. La nouvelle plateforme permettra de reconnaître instantanément des objets ou des formes. Les versions entraînées du duo Cortex-M55 et Ethos-U55 seront aptes à piloter des solutions de reconnaissance vocale ou d’identifier des gestes tout en étant déconnectées.

Comme d’habitude avec ARM, ces solutions seront proposées aux constructeurs qui pourront s’en emparer – contre royalties – pour les intégrer dans différents appareils. Les Cortex-M55 et Ethos-U55 ont été officiellement dévoilés aujourd’hui. Leurs documentations ont été communiquées aux partenaires de la marque qui vont devoir les travailler pour les intégrer dans de futurs produits. Il faudra donc au moins attendre 2021 pour que l’on puisse commencer à voir des solutions équipées de ces puces sur le marché.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire le billet d’ARM.

ARM Cortex-M55 : La tête sans les nuages © MiniMachines.net. 2020.

Palit annonce une GeForce GTX 1650 KalmX fanless

Les GeForce 1650 KalmX de Palit proposeront un encombrement raisonnable et surtout un fonctionnement sans aucun bruit puisque les 75 watts de TDP de leur chipset graphique embarqués sont dissipés totalement passivement par un dispositif assez impressionnant.


Palit KalmX
Caloducs pour transporter la chaleur vers de larges ailettes dépassant largement de la carte elle même, bloc d’aluminium impressionnant qui coiffe le chipset, la Palit GeForce 1650 KalmX propose également un panneau de connecteurs largement ajouré pour laisser l’air circuler.

Palit KalmX

L’idée est toujours la même, proposer une solution pensée par le constructeur pour encaisser les watts dégagés par la puce graphique. Ce que fera la Palit à n’en pas douter mais à condition de l’intégrer dans un boitier très largement aéré; Ce genre de solution est tout à fait viable dans une solution purement fanless à condition évidemment que vous pensiez l’ensemble des éléments pour qu’ils puissent fonctionner correctement. C’est à dire en ouvrant largement l’ensemble à la circulation d’air pour conserver une bonne convection thermique.

Palit KalmX

La Palit GeForce GTX 1650 KalmX pourra également intégrer un boitier moins ouvert à condition que celui-ci soit ventilé activement. Par exemple avec une solution en extraction sur le dessus du châssis, même sous-volté, amenant de l’air frais à traverser l’ensemble.

La carte propose, par défaut, les références standards de Nvidia avec des fréquences classiques : 1485 MHz de base et 1665 MHz en Turbo. On retrouve 4 Go de mémoire GDDR5 8 Gbit/s en 128 bits. La connectique est classique également avec du HDMI 2.0b et deux DisplayPort 1.4a. La carte est alimentée en PCIe de manière classique.

Pas encore de tarif pour cette solution.

Palit annonce une GeForce GTX 1650 KalmX fanless © MiniMachines.net. 2020.

Compal Duo360 et Duo360 X : concept double écrans

Les Compal Duo360 et Duo360 X sont des concepts eux aussi présentés pour le concours IF Design par la marque. Comme les PivoBook, FullVision et Voyager, ils ne seront pas forcément proposés un jour par un des partenaires du constructeur mais servent à montrer avant tout son savoir faire.

Le Compal Duo360 est un 13.3″ double écran séparé par une charnière. On se retrouve donc avec un système double écrans tactiles dont l’un compatible avec un stylet actif pour dessiner ou écrire directement sur  sa surface. Les dalles sont de type IPS et offriront toute la gamme habituelle de positions de ce type d’engin à charnière sur 360°.

Compal Duo360
L’idée étant de pouvoir utiliser la machine en mode tente à deux personnes, en mode tablette ou comme un portable standard. Mais pour ne pas avoir à pianoter sur un écran tactile, Compal a rajouté à l’équation un clavier qui viendra se positionner par dessus un des deux écrans mais qui pourra également s’utiliser sans fil. 

Compal Duo360

On retrouve donc un ordinateur portable 13.3″ classique lorsque le Compal Duo360 est utilisé en mobilité et que l’espace disponible n’est pas énorme. Quand l’utilisateur a plus de place devant lui, il pourra positionner l’engin debout ou à plat pour divers usages. Avec une ouverture à 180°, il est possible de dessiner sur un écran et de positionner le clavier à côté pour profiter de raccourcis clavier efficaces sur ses logiciels de dessin.

Compal Duo360

La différence entre le Compal Duo360 et le Duuo360 X est dans la présence d’une béquille au dos du modèle X. Ce qui permet de positionner l’engin à la verticale pour un usage en double écrans superposés. 

Je trouve l’idée excellente même si, encore une fois, je n’ai aucune idée de l’impact de ce type de solution sur l’autonomie de l’engin. Ni même de la faisabilité globale du projet. C’est la différence entre Compal et d’autres fabricants de machines. Le constructeur ODM ne prend pas trop de risques à proposer ses idées à un organisme comme l’IF Design. Le grand public ne connait pas la marque et ses clients sont des professionnels. Personne n’ira quémander Compal la sortie de ces engins. Il est possible que des portables du même type soient en préparation chez d’autres constructeurs obligés d’être un peu plus discrets sur leurs sorties pour éviter de troubler leur calendrier.

Sources : Liliputing et IF Design

Compal Duo360 et Duo360 X : concept double écrans © MiniMachines.net. 2020.

Compal Voyager : un écran 12″ dans un corps de 11″ avec un clavier 13″

Le tour de passe passe est assez amusant, le Compal Voyager est encore un prototype présenté au concours IF Design par le fabricant. Comme son Fullvision et son PivoBook, il s’agit d’un concept de machine destiné à provoquer l’intérêt des clients de la marque sans que l’on sache si ils seront fabriqués un jour.

Compal Voyager

Le Compal Voyager est un engin intéressant et original dans son approche. L’idée de base est de reprendre les dimensions d’un 11.6″ classique. Il faut bien comprendre ce que Compal veut dire par là. L’engin correspond aux dimensions d’un 11.6″ d’il y a quelques années, quand les bordures d’écran étaient encore d’un bon centimètre et demi. Ce qui explique comment la marque peut glisser un écran de 12″ dans ce cadre qui serait sinon trop étroit.

Là dessus, rien de bien nouveau. D’autres marques ont joué à ce jeu ces dernières années et c’est comme cela que l’on a vu apparaître des 15.6″ sur le blog puisqu’ils reprenaient le format de 14″ habituels.

 

Le clavier Papillon de l’IBM Thinkpad 701c

Ce qui est plus original, par contre, c’est l’emploi d’un clavier de 13″ dans ce même châssis grâce à une solution qui se déploie au besoin. On se souvient des claviers “Papillon” d’IBM. Ici, Compal utilise une solution différente avec un système qui fait pivoter chaque côté du clavier de manière originale. Cela permet d’avoir une  frappe plus confortable dans un encombrement toujours réduit.

Compal Voyager

Autre point clé, le clavier se dispose de manière plus ergonomique en plaçant les touches de chaque côté avec une légère inclinaison par rapport à l’axe de l’écran. On retrouve une disposition propre aux solutions Ergo des constructeurs de clavier.

L’idée est bonne même si ce genre de mécanisme fait toujours un peu peur dans la durée. Difficile de savoir comment va fonctionner ce genre de solution après 500 ou 1000 ouvertures et fermetures. Mais l’idée globale est plaisante.

Source : Liliputing.

Compal Voyager : un écran 12″ dans un corps de 11″ avec un clavier 13″ © MiniMachines.net. 2020.

Compal FullVision : Un portable double écran 29″

Autre nouveauté signée par Compal, le FullVision. Il s’agit d’un 15.6″ un peu particulier puisqu’il est composé de deux affichages séparés. Le premier est une solution classique et le second se comporte un peu comme une tablette de grande taille. L’idée principale du dispositif réside dans la possibilité de positionner le second juste à côté du premier pour transformer le format 15″ classique en un 29″…

Compal FullVision

Le FullVision profite des évolutions de ces dernières années en terme d’affichage, la réduction importante des bordures d’écran, pour afficher une surface presque continue. Du coup le déploiement de ces deux 15.6″ propose quelque chose d’assez impressionnant à l’usage. 

Le second écran peut également être utilisé à la manière d’une tablette tactile classique. L’objet semble pouvoir fonctionner de manière autonome, sans avoir recours aux composants du PC 15.6″ de base. Ce qui sous-entend une connectique d’entrée particulière pour être connecté avec le FullVision et un circuit interne propre pour un usage en tablette.

Rien de vraiment extraordinaire, à priori, dans le développement du produit, si ce n’est cette gestion double de l’écran secondaire. J’ai interrogé par le passé de nombreuses marques autour de concepts du même genre et en particulier l’idée de proposer une entrée HDMI sur des machines portables de manière à pouvoir en profiter comme d’un écran secondaire en mode sédentaire. Un portable classique avec une solution HDMI IN pour connecter un PC, une console ou autre chose. On m’a toujours répondu qu’une entrée vidéo était quelque chose de trop complexe et de trop coûteux, que cela influait sur la taxation globale du produit… Bref que c’était impossible.

USB Type C

Comment ce second écran gère t-il la connexion avec le FullVision ? Probablement pas grâce à une solution sans fil, la latence et le prix seraient trop importants. Je penche pour une solution plus évidente qui devrait se développer à l’avenir, l’USB Type-C. Un format qui ouvre la voie à cette idée d’une entrée vidéo dans les portables. Pour connecter un PC sédentaire plus performant et garder le format du portable, son clavier, sa connectique et son écran mais aussi pour ajouter un écran à une configuration classique.

Là encore, comme le PivoBook, ce Compal FullVision est un prototype qui permet à Compal de chercher une certaine reconnaissance auprès du concours de design international IF Design. Il n’est pas dit que ce produit soit un jour commercialisé par un des clients du fabricant. 

Source : Liliputing

Compal FullVision : Un portable double écran 29″ © MiniMachines.net. 2020.

Gumstix présente un Hat batterie pour Raspberry Pi Zero

La nouvelle extension au format HAT de Gumstix permet de connecter directement sur les 40 broches d’une Raspberry Pi Zero un module complet de gestion de batterie. 

Gumstix

Cette extension propose en plus d’un système de fixation de deux batteries rechargeables au format AA, toute l’électronique de régulation électrique nécessaire au fonctionnement de la Raspberry Pi Zéro ainsi que la partie servant à recharger les batteries. Le module employé est un Linear Technology LTC4060 capable de piloter des cellules NiMH ou NiCd. L’ensemble peut être utilisé pour apporter de l’autonomie à un montage avec 2 heures d’utilisation sans connexion au secteur ce qui peut être pratique pour déplacer un module ou maintenir son activité en cas de coupure de courant.

Gumstix

L’usage de cette extension Gumstix en tant qu’onduleur permet surtout de conserver un aspect compact à votre montage. On est loin des solutions onduleurs classiques qui apporteraient certes beaucoup plus d’autonomie mais au prix d’un encombrement beaucoup plus lourd. Un petit interrupteur permet de couper l’alimentation de l’extension. La charge des batteries se fait via le port MicroUSB de la Pi Zéro. 

Sur l’extension, Gumstix a rajouté un capteur Bosch BMI160 qui est un accéléromètre sur 3 axes combiné à un gyroscope. On peut donc imaginer construire une sorte de “manette” avec une PiZéro qui permettrait de détecter des mouvements avant de les retransmettre vers une autre machine. Plein d’autres montages sont possibles comme une camera mobile, une PirateBox ou toutes sortes de détecteurs qui iront d’une analyse de gaz à un système Geiger…

Petit bémol sur le prix qui grimpe à 50$ en précommande, un tarif assez élevé mais qui évite de passer par un montage maison si vous avez beaucoup de cartes à équiper.

Merci à Antoine pour l’info.

Gumstix présente un Hat batterie pour Raspberry Pi Zero © MiniMachines.net. 2020.

Compal PivoBook : un portable avec écran rotatif en mode portrait ou paysage

Qui peste autant qu’un fan de clavier Bepo ? Les fans d’écran 3:2 ! La faiblesse de l’offre du marché sur ces catégories pousse certains utilisateurs à grincer des dents régulièrement en commentaire à la sortie d’un énième portable en 16:9… Et on peut les comprendre.

Compal PivoBook

Pour certaines utilisations, ces écrans 16:9 ou 16:10 ne sont pas adaptés. Si le marché les a retenus en majorité, c’est avant tout parce qu’ils caressent dans le sens du poil l’usage le plus médiatique d’un ordinateur aujourd’hui : La vidéo. Pourtant, pour la consultation de pages web ou la bureautique, le format 3:2 est franchement plus adapté. 

Le Compal PivoBook cherche le consensus en proposant une solution à écran rotatif. L’utilisateur de cette machine pourra effectuer une rotation de son écran afin qu’il passe de paysage à portrait en un mouvement simple. De telle sorte que les 14″ de diagonale de cet écran OLED FullHD puissent s’adapter à un usage multimédia classique… Sans les fameuses grosses “bandes noires” autour de la vidéo. Puis de passer en un affichage en hauteur pour rédiger un texte, programmer, consulter des pages web ou tout simplement lire des documents.

Asus Transformer Book T300 Chi

L’Asus Transformer Book

L’idée est bonne mais on ne sait rien sur la technologie employée. Comment le PivoBook parvient à non seulement changer de disposition son écran mais surtout quelle est la connectique entre la partie graphique, l’alimentation et la dalle ? Quel mécanisme est employé ? Comment résiste t-il à ces mouvements répétés dans la durée ? Est-ce qu’il s’agit tout simplement d’un support portant un écran sous la forme d’une tablette tactile proposant deux séries de connecteurs POGO qui viendraient se connecter au reste du châssis en portrait ou en paysage ? Comme une sorte d’Asus Transformer Book mais en un peu plus évolué ?

Compal PivoBook

Compal est un fabricant ODM et ses productions ne voient jamais le jour sous sa marque mais toujours au travers de ses clients qui reprennent ses solutions et les lui font fabriquer. Pour le moment donc, ce prototype est un projet et on ne sait pas si un client du fabricant sera intéressé pour le commercialiser. Compal a gagné un prix IF Design avec ce concept ce qui pourrait intéresser des partenaires.

Ce prix permet de remplir quelques cases sur la solution présentée même si cela n’est en rien une garantie de fabrication. Le PivoBook est un 14″ et Compal a choisi d’utiliser une dalle OLED tactile FullHD sur son prototype. Bien entendu un client qui déciderait de commercialiser un tel produit pourrait préférer un écran IPS en UltraHD non tactile, ces informations ne sont que des possibilités laissées par le constructeur.

Le portable ainsi équipé ne pèserait que 1.5 Kilo. Son écran particulier est décrit comme très fin, manipulable sans effort avec une seule main. Le PivoBook est censé sortir en 2020 mais on ne sait rien des modalités de cette apparition sur le marché. Il viserait l’Asie et les Etats-Unis mais, bien entendu, il suffirait qu’un des nombreux clients de la marque s’intéresse à l’Europe pour le voir émerger chez nous.

2019-03-22 11_59_33-minimachines.netLe Compal Dual Cylindrical

A noter cependant que de nombreux prototypes de la marque n’ont jamais eu de productions commerciales par le passé. On se souvient du Compal Dual Cylindrical ou du Compal Duoflip par exemple….

Source : Liliputing

Compal PivoBook : un portable avec écran rotatif en mode portrait ou paysage © MiniMachines.net. 2020.

Le service de streaming Nvidia GeForce Now est lancé

GeForce Now sort de ses années Beta où Nvidia a pu travailler de fond en comble sa solution. L’idée était de dépasser la simple proposition matérielle pour ficeler une offre complète et cohérente. Une expérience débutée il y a plus de 10 ans maintenant et qui va enfin porter ses fruits.
GeForce Now

300 000, c’est le nombre de joueurs inscrits à la Bêta de GeForce Now. Le service revendique plus de 50 millions d’heures de jeu sur sa plateforme pendant ces années de développement. Ma première rencontre avec le service date de Mai 2012 lorsque le CEO de Nvidia présentait à la Nvidia GPU Conférence son GRID, une solution pour virtualiser des jeux dans les nuages qui seraient calculés par les puces graphiques de la marque.

Depuis 8 années, GeForce Now n’a pas cessé d’évoluer avec de nombreux changements de puces graphiques puisqu’on est passé du Kepler des débuts au Turing d’aujourd’hui. Des changements majeurs qui ont permis d’augmenter drastiquement la densité de calcul des serveurs tout en baissant leur consommation, de peaufiner la qualité et la stabilité du service tout en créant des partenariats solides avec divers acteurs de ce marché.

Pour suivre ce dossier de près depuis ses débuts, même si j’ai pendant longtemps été frustré du fait de l’impossibilité d’en profiter avec mon ancienne connexion ADSL, GeForce Now est désormais mûr pour une commercialisation.

Tomb Raider Nvidia GeForce Now

Avec GeForce Now : plus besoin d’un gros PC pour jouer

Si l’offre m’intéresse tant, c’est parce qu’elle valide totalement le concept de minimachine pour le jeu. En déportant les calculs nécessaires pour faire tourner un jeu vers un serveur distant, la solution GeForce Now évite le besoin d’un PC performant pour jouer dans de bonnes conditions. Il suffit d’une machine qui sache communiquer avec le serveur et afficher des images pour bénéficier d’un rendu et de performances dignes d’un bon PC classique.

Petit rappel sur le fonctionnement de la technologie GeForce Now. Il s’agit d’une offre de jeu dans les nuages qui fait exécuter les calculs de vos titres non pas en local sur votre PC mais sur un serveur externe. L’analogie la plus courante, même si elle n’est pas juste, est de comparer ce type de service à une solution de type Youtube. Lorsque vous regardez une vidéo sur Youtube, votre machine affiche un contenu qui n’est pas stocké chez vous mais lu en streaming depuis un serveur du site. 

Avec GeForce Now, l’idée est presque la même sauf qu’il y a une interactivité en plus. Lorsque vous jouez, les actions que vous menez en local avec votre clavier, votre souris ou votre manette sont transmises vers le serveur GeForce Now distant. La solution distante analyse alors votre action et réagit en conséquence en calculant un résultat qui sera ensuite renvoyé vers votre PC. C’est le même service que sur un PC habituel mais au lieu de rester en local, la partie calcul est effectuée sur l’un des serveurs que Nvidia a implanté dans le monde.

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Nvidia promet du 1080P à 60 Hz. Une offre en dessous de celle d’un Google Stadia qui a très tôt communiqué sur la possibilité de streamer des jeux en UltraHD. Mais une promesse stable et tenue par Nvidia qui affiche vraiment un FullHD efficace.

Le gros avantage de cette solution, c’est qu’elle est accessible  à toutes sortes de machines. Un PC sous Windows, même peu performant, pourra profiter de cette puissance de calcul et proposer une jouabilité que l’on ne trouve que dans des machines beaucoup plus chères, encombrantes et bruyantes. Une machine sous Android, que ce soit une TV Box sous Android TV comme la Nvidia Shield, une tablette ou un Smartphone pourront également servir de plateformes d’affichage. Nvidia prévoit également un portage de son application sur ChromeOS pour ouvrir le service aux Chromebooks et autres Chromebox.

 

1080P seulement ? 

Du FullHD quand la concurrence promet de l’UltraHD ? L’offre de Nvidia parait moins intéressante que celle de Google avec Stadia puisque GeForce Now ne proposera pas autre chose qu’un affichage 1920 x 1080 pixels. Cette définition s’explique assez facilement quand on regarde le profil de Nvidia.

Proposer de l’UltraHD a d’abord un coût élevé. Pour bien comprendre ce coût, il faut imaginer que chaque serveur de Nvidia peut prendre en charge un certain nombre de jeux en parallèle. Les performances de chaque puce sont mutualisées pour générer une certaine capacité de calcul. Quand un joueur lance une partie, il ne monopolise pas un processeur graphique uniquement pour son usage mais la performance de calcul nécessaire pour lui apporter un jeu stable en 1920 x 1080 pixels à 60 Hz. Ni plus, ni moins. Evidemment, si il lance une partie d’un jeu peu exigeant en ressources, le serveur utilisera une fraction de la capacité d’un processeur graphique. A l’inverse, un jeu gourmand occupera toute la puissance nécessaire à un affichage parfait de la promesse de Nvidia. Dépasser le FullHD aurait donc un impact majeur sur la capacité de chaque serveur, il faudrait les dimensionner de manière beaucoup plus importante, ce qui aurait à son tour un impact sur la grille  tarifaire de l’offre.

Proposer de l’UltraHD ne correspond pas non plus au public visé par GeForce Now. La marque s’intéresse à des joueurs occasionnels et non pas des passionnés. Les statistiques de jeu de Steam sont assez révélatrices sur ce point, 64% des joueurs font tourner leurs titres en FullHD et une bonne partie sort de cette statistique parce qu’ils utilisent du multi-écran mais n’affichent en réalité leurs parties sur un seul affichage de même définition. Chercher à proposer plus ne trouverait donc pas forcément la majorité de son public. 

Il faut également prendre en compte le besoin d’une connexion d’excellente qualité pour profiter d’un service de ce type en UltraHD. La définition FullHD est bien moins gourmande en débit. Elle concernera donc plus de monde.

Enfin, Nvidia est avant tout un vendeur de matériel. Proposer une jouabilité en UltraHD aurait sûrement un effet négatif pour Nvidia. Pourquoi acheter une carte graphique haute performances si on pouvait louer une telle performance à la place ? Nvidia cherche à étendre son offre et non pas à phagocyter ses ventes avec son service de location. Proposer un GeForce Now en FullHD correspond logiquement à cette volonté.

 

GeForce Now

GeForce Now : l’offre tarifaire 

Le tarif de l’offre GeForce Now est désormais décomposé en deux solutions. Nvidia propose d’abord un accès gratuit à son service sur lequel tous les utilisateurs de la beta vont basculer. Cet accès gratuit est évidemment très limité. Il s’agit en réalité d’une solution de test nécessaire pour vérifier ne serait-ce que la qualité de sa connexion. Avec cette première solution, il sera possible d’évaluer la capacité de débit de son fournisseur d’accès pour juger si il est utile de s’abonner.

Si la jouabilité et la qualité d’affichage de cette version d’essai sera également d’un vrai FullHD à 60 Hz, elle sera limitée à des sessions d’une heure de jeu seulement. L’offre n’aura aucune pitié de vous  et si vous êtes en pleine partie au bout de ces 60 minutes de jeu, vous serez tout de même déconnecté immédiatement du serveur. vous pourrez relancer immédiatement une session de jeu mais il vous faudra éventuellement faire la queue avec d’autres joueurs voulant tester le service. Il est entendu que les utilisateurs abonnés auront toujours la priorité sur les utilisateurs du service gratuit. 

Cette offre permettra de tester le service mais peut également s’avérer utile pour des utilisateurs en déplacement par exemple. Si votre hôtel, votre lieu  de vacances ou autre propose un bon débit, il sera possible de lancer une partie d’un jeu via GeForce Now en quelques clics sur un PC pourtant pas équipé d’un processeur graphique performant.

La seconde offre, baptisée Founders, coûte 5.49€ par moi avec 90 jours offerts. Cette offre est sans engagement et peut être prise d’un mois à l’autre suivant vos besoins et votre temps libre. Avec cette formule, vous avez un accès prioritaire aux serveurs et pourrez profiter de sessions beaucoup plus longues de jeu puisque le serveur ne vous déconnectera qu’au bout de 6 heures de jeu continu. Et après vous avoir prévenu, histoire de pouvoir lancer une sauvegarde à temps.

Les membres Founders pourront en outre profiter de fonctions graphiques supplémentaires avec l’activation du mode RTX sur les jeux compatibles. La liste est courte pour le moment puisque seuls cinq titres sont mis en avant par Nvidia. Metro Exodus, Quake II RTX, Wolfenstein Youngblood, Deliver Us The Moon et Call of Duty: Modern Warfare profiteront de ce mode d’affichage. 

 

GeForce Now

Un catalogue très complet mais une approche un peu complexe

GeForce Now ne propose pas de jeux intégrés. Des titres “gratuits” sont bien disponibles comme Fortnite, World of Tanks ou Paladins mais, pour le reste, il faudra piocher dans votre propre catalogue de jeux pour lancer une partie. Attention, si vous êtes abonné au service GeForce Now sur Shield vous avez bien un catalogue de jeux que Nvidia inclut avec cette offre, ils ne seront pas disponibles sur votre abonnement GeForce Now sur une autre plateforme.

Pour jouer, il faudra donc posséder des titres compatibles. Nvidia annonce plus de 400 jeux optimisés pour son service1. 400 jeux éparpillés sur divers catalogues. Steam, bien sûr, mais également l’Epic Game Store, le magasin Origin, le service Uplay et Battle.net. Si vous avez déjà acheté un jeu compatible sur un de ces services, vous pourrez y jouer immédiatement sur la solution de Nvidia sur toutes vos machines.

Quand je dis immédiatement, c’est bien dans l’instant. Pas besoin de télécharger le jeu, il sera déjà présent sur le serveur de Nvidia et vous pourrez le lancer instantanément. Seule restriction ? Vous identifier au premier lancement. 

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L’interface de Nvidia est quelque peu austère, elle vous propose au premier lancement une tuile vous invitant à ajouter vos jeux compatibles. Le processus est simple mais évidemment quelque peu fastidieux. En pianotant le nom du jeu auquel vous voulez jouer l’interface le reconnait et vous pouvez transformer cette recherche en tuile facilement identifiable sur votre écran d’accueil. 

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Au premier lancement de ce nouveau jeu, il faudra l’identifier, prouver que vous en êtes bien propriétaire. Cela passe par une phase classique qui reprend les identifiants et mot de passe du magasin en ligne utilisé pour acheter le jeu.

Il serait sûrement possible de proposer une interface plus intrusive permettant de scanner les divers comptes de boutiques de jeu installées sur votre PC. Un outil allant vérifier les titres compatibles sur Steam, Epic Game Store et Ubi afin de lister tous les jeux compatibles directement sur votre interface. Cela aurait évidemment un côté envahissant pour l’utilisateur que de savoir qu’une application fouille vos comptes de jeux. Mais en proposant cette possibilité de manière optionnelle, en s’identifiant une seule fois, le système améliorerait grandement la facilité son usage.

Si pour moi, habitué au système, la démarche est logique, des échos de diverses sources me montrent que cette méthode d’un service séparé du lieu de l’achat semble poser problème. Il faudrait entrer dans un logique de gestion des magasins la plus simple possible pour pousser l’utilisateur à profiter de l’offre GeForce Now. Cela doit être travaillé par Nvidia pour rendre l’offre la plus transparente possible. L’idéal étant de pousser l’intégration directement dans les différents “Store” du marché. On imagine l’impact qu’aurait une offre Steam proposant de jouer un jeu en local ou de le lancer directement en streaming avec GeForce Now.

GeForce Now

Quel public et quel avenir pour GeForce Now

Le public concerné par l’offre est paradoxalement assez large. Ce service intéressera non seulement les joueurs chevronnés mais également de parfaits néophytes tout comme des utilisateurs situés entre ces deux extrêmes.

Evidemment, le premier filtre qui autorisera ou non l’usage du service est tout simplement celui d’une connexion efficace à internet. L’intérêt de l’accès gratuit au service est ici, tout un chacun pourra tester sa fibre ou son ADSL pour déterminer si le service est suffisant pour jouer. Un minimum de 15 Mb/s est nécessaire pour afficher un jeu en 720p avec le service. Il faut monter à du 30 Mb/s stable pour du 1080P et le débit devra atteindre les 50 Mb/s pour la meilleure expérience possible. Des aménagements se font en temps réel pour conserver une certaine fluidité dans l’offre. Ainsi, le signal pourra être dégradé de 1o80P à 720P pour garder le même nombre d’images par seconde si quelqu’un se met à utiliser votre connexion pour télécharger des données. Les machines locales les plus récentes, celles qui sauront décoder du H.265, auront un avantage technique. Le format étant moins lourd, il permet de faire transiter plus de données sur la même bande passante. Les autres, celles utilisant du H.264, seront plus pénalisées par le transport de meurs données.

Les joueurs occasionnels auront assez peu de titres à implanter. L’exemple type est un fan d’une série de jeu comme Assassin’s Creed, Des jeux qui se renouvellent régulièrement et qui se suivent. Ces joueurs là n’auront finalement qu’une tâche assez simple à exécuter pour retrouver leurs titres préférés. L’achat sur leur site habituel puis le lancement sur GeForce Now. Cette méthode devra être explicitée par Nvidia mais également par les développeurs. Cela fait désormais plusieurs années que Nvidia propose un kit de développement qui pousse les studios à adapter leurs titres au Cloud Gaming. Cette attention porte ses fruits puisque de nombreux jeux récents proposent désormais cette fonction qui facilite évidemment le travail d’implantation au catalogue de Nvidia. On peut imaginer, à terme, que les interfaces de ces jeux soient adaptées dans le futur à GeForce Now. On imagine ainsi une démo réalisée en partenariat avec Nvidia d’un nouveau titre qui inciterait l’utilisateur à lancer le jeu au travers du Cloud. La démo ne ferait que quelques mégaoctets à télécharger, se lancerait gratuitement et permettrait sans file d’attente, de jouer un premier chapitre entier avant d’inciter l’utilisateur à acheter le jeu… et à s’abonner au service. Un moyen redoutable de provoquer des ventes.

GeForce Now

Autre cible, les ex-joueurs. Entendez par là ceux qui ont jeté l’éponge face à la dépense nécessaire pour continuer à jouer sur PC. Ils ont sans doute jeté leur dévolu sur d’autres solutions comme les consoles ou ont préféré rester sur des titres plus anciens. Ceux qui ont acheté un portable à la place de leur ancien PC de jeu afin d’avoir une solution mobile même si moins performante. Pas assez puissante pour jouer dans de bonnes conditions à des titres récents. Ceux-là pourront lancer leurs jeux préférés moyennant un droit d’entrée de 5.49€mensuel. C’est un public à mon avis assez important. Il y aura ceux qui suivront la sortie d’un titre ou ceux qui profiteront d’une promo pour acquérir un jeu qui leur fait envie depuis longtemps. Ce ne seront pas forcément les plus gros clients de GeForce Now. Ils prendront un abonnement de 1 mois pendant les vacances, 2 ou 3 mois peut être à l’année. Pour profiter d’un jeu particulier ou répondre à un événement. 
Face à la dépense nécessaire pour jouer correctement à un titre récent alors que l’on est déjà équipé, l’abonnement mensuel résonne finalement comme une solution économique.

Les joueurs plus exigeants pourront également être interessés. Ceux là sont en général équipés d’une machine haut de gamme et peuvent tout à fait jouer en local dans de meilleures conditions que ce que propose GeForce Now. UltraHD, pas de latence et énorme catalogue de titres. Quel intérêt pour eux de passer par le Cloud ? Peut être pour profiter de leur loisir favori avec une autre machine, lors de ses vacances ou pendant ses déplacements. Le prix demandé par Nvidia est suffisamment attractif pour qu’un joueur ait envie de se faire plaisir un mois de temps en temps lorsqu’il est loin de sa machine. Retrouver un bon catalogue de jeu sans trimbaler un monstre de portable hors de prix.

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Enfin, il y aura ceux pour qui l’offre va correspondre à 100%. Des utilisateurs qui vont s’investir dans ce service parce que possesseurs d’un PC léger et peu performant mais suffisant à l’ensemble de leurs besoins. Ou tout simplement propriétaire d’une solution TV Box ou Android TV compatible avec l’offre. Rajouter la possibilité de jouer dessus pour 5.49€ par mois semble être une solution intelligente plutôt que d’investir dans un PC de jeu. Ils conserveront leur engin de faible encombrement et peu bruyant et pour le prix d’une demie carte graphique entrée de gamme tous les ans – 65.88€ pour le moment – profiteront d’un affichage moyen de gamme pouvant évoluer. C’est finalement une solution alternative qui peut avoir beaucoup de sens pour de nombreux utilisateurs. Notamment parce qu’elle est à l’épreuve du futur, Nvidia fera évoluer son parc pour garantir au minimum la puissance nécessaire pour continuer à afficher en FullHD les titres récents.

Les 5.49€ demandés ne sont garantis que la première année du lancement de l’offre. Nvidia indique déjà que le prix mensuel du service pourrait évoluer l’année prochaine. Ce tarif donnerait néanmoins “une bonne idée” de l’ambition de la marque. Comprenez que le prix ne devrait pas évolue énormément d’une année sur l’autre.

Le service de streaming Nvidia GeForce Now est lancé © MiniMachines.net. 2020.

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